Félicitation à Ada et Nath

Depuis la diffusion d'une vidéo montrant un homme faisant de la lumière avec ses mains se faire tuer par un autre avec un poignard, le monde s'interroge. Existe-t-il autre chose que des hommes sur terre ?
 

 

 "big bad wolf" alex

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Posté le Lun 27 Aoû - 14:42
Même si je diminuais de plus en plus mes interventions publique, il restait un engagement que je ne pouvais pas oublier, celui de venir jouer au musée de San Francisco à l’occasion de je en savais plus quel anniversaire et pour se faire, je devais venir aujourd’hui régler quelques détails. Malheureusement pour toute les personnes que j’allais croiser aujourd’hui, je n’avais définitivement pas assez de caféine dans le sang et un sérieux problème de gestion de soit pour ne pas en être désagréable. La faute à Nolen, uniquement, qui ne put se retenir de me rappeler ce rendez-vous. Il n’aurait pas été mille fois plus agréable de rester là, ensemble ? Non, il fallait vraiment travailler ? On ne pouvait pas rester là à ne rien faire si ce n’est s’embrasser ? Je ne rêvais que d’une chose, que les choses se passent vite, très vite. Rentrant un peu rapidement dans le musée, j’avais dévaler les marches menant aux bureaux après avoir certifié que je n’étais pas la pour voler quoi que ce soit et d’avoir décliné mon identité. Très honnêtement, j’avais envie que la journée s’arrête, j’avais envie qu’on en finisse, mais mes plans furent contrarié quand au détour d’un couloir, un connard ne fut pas capable de m’éviter et me renversa l’intégralité de son café dessus. Littéralement. Il n’y en avait pas une goutte sur lui. Juste tout sur moi. Heureusement que je me déplaçais en costume uniquement quand je devais jouer et que toutes ces formalités n’était jamais traité avec plus de formalité que ça… Mais même, je venais de me faire bruler la peau, et heureusement que je régénérais.

Levant un regard noir sur lui, je serrais les dents pour finalement faire ce qui me semblait être le plus logique en cet instant. Le maudire, du plus profond de mon coeur. Le maudire et désirer le buter, ce que j’aurais pu faire sans doute si je n’avais pas eu un remord. Je ne pouvais pas tuer toutes les personnes que je croisais, surtout pour déprimer encore plus après. Soupirant une bonne fois, je soufflais entre mes dents encore serré par l’énervement, « Mais c’est pas grave voyons. », étant donné qu’il semblait avoir du mal à retrouver sa propre éducation. Je pouvais lui indiquer le minimum de politesse à avoir quand on déversait un liquide bouillant volontairement sur quelqu’un.

Baissant les yeux sur mes vêtements, on aurait presque pu croire que je m’étais pissé dessus, heureusement que je portais le noir comme personne. Dans le cas contraire j’aurais été dans le mal. « On va rester là à se regarder droit dans les yeux ou vous allez finir par m’indiquer les toilettes ?! », ou à défaut un évier pour éviter de sentir le café comme un stagiaire dans un bureau d’avocat trop stressé. Et il était hors de question que je sente quoi que ce soit d’autre que mon parfum. Il me coutait une fortune comme approximativement tout les parfum d’ailleurs, ce n’était pas pour rien et quelque chose me disait que j’étais pas prêt d’avoir gain de cause avec lui. Enfin si peut-être, le jour ou Flash aura allumer son cerveau pour faire autre chose que me fixer comme un débile avec sa tasse vide à la main

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Posté le Lun 3 Sep - 19:04
L'humanité n'est que cruauté. Durant les temps anciens, combien ont ils massacrés sans pitié ? Passer par le feu sous prétexte d'un dieu illusoire ? Torturer pour faire avouer des fautes, vraies ou fausses. L'ambition a toujours poussé les hommes a désirer la vie de son voisin. Cela m'a amusé, longtemps. L'impunité, la normalité. Déchirer les chairs sans que personne ne s'en soucie. Arracher une vie dans l'indifférence la plus savoureuse Provoquer en duel en sachant quel homme sera vainqueur.

Je regarde ce teckel rageur...

Ah...

Cette période me manque soudainement...

Aucun sourire d'excuse ne vient incurver mes lèvres et l'étincelle de colère qui aurait pu traverser mon regard sombre est étouffée avant même de naître. Des millénaires de vie m'ont doté d'une maîtrise absolue de mes humeurs...Du moins, la plupart du temps. Dorénavant il n'y a qu'une raison qui me ferait sortir de mes gonds...une seule. Mes iris suivent le chemin noir que dessine le café sur une chemise probablement hors de prix. Il y a tout de même une petite satisfaction mesquine qui m’étreint. Je remonte mes lunettes sur mon nez, accessoire improbable, inutile mais qui me sert. L'image que je donne est ainsi détaillée, toute faite, trompeuse et cela me va. «  Cela aggravera la tache. Suivez moi. » Sans attendre de réponse, je pivote sur mes talons. Direction mon bureau. J'y conserve diverses vêtements de rechange, pensée de Rachel, car selon elle, je passe bien trop de temps enfermé la dedans...Penser a elle m'apaise, comme d'habitude et ma colère contre ce vulgaire petit humain s'évapore lentement. J'ouvre le porte et l'invite a passer devant moi.

Pénétrer mon antre, c'est comme découvrir la caverne d'Ali Baba...Du moins, pour quiconque un tant soit peu féru d'histoire et de vieilles choses évidemment. Mon bureau est rangé au millimètre prêt, mais il y règne un amas organisé de feuilles et autre bibelot. Certains ont quelques centaines d'année d'ailleurs et je ne m'en sers qu'en presse papier...Ah pour moi, cela n'est que trop récent, las, le temps avait depuis longtemps effacé toute trace de ma patrie d'origine...J'aurais eu tellement de plaisir a en découvrir des vestiges....Qu'importe, il me reste mes souvenirs.

Silencieux, je m'approchais d'un paravent sans conteste japonais et d'origine, et le tirai dévoilant un portant et une bonne dizaine de chemise de toutes couleurs. « Servez vous...Bien que je ne sois pas sûr que la taille soit bonne. » négligemment, ma main le prie de choisir tandis que je m'approche de mon bureau. « Et vous êtes ? » susurrais je en ouvrant un tiroir pour en sortir deux verres et une bouteille de très bon brandy.
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Posté le Mer 12 Sep - 10:38
Il semblait beaucoup, beaucoup trop calme pour quelqu'un qui venait de se faire à moitié insulté, et le pire dans tout ça, c'était bien qu'il ne s'excusa pas une seule fois. C'était pourtant pas compliqué de faire preuve d'un minimum d'éducation non ? Il n'avait qu'à ouvrir la bouche et marmonner des excuses, pas rester là comme le sale con qu'il semblait-être. Il pouvait au moins me montrer un endroit ou rattraper ses conneries, mais même ça il semblait incapable de le faire. Certes cela aggraverait la tâche, mais à défaut d'avoir une vrai solution... Le suivant avec un certains agacement, je me demandais bien ce qu'il pouvait me vouloir et atterrir dans son bureau plein de chose plus vieille les une que les autres m'arracha un léger sourire. Il voulait que je me change ici ? C'était une technique comme une autre pour m'avoir à moitié nu dans une pièce, je devais bien le reconnaître. Mais je n'étais pas intéressait, il faisait trop... Enfin je ne saurais pas dire, il avait certes un physique des plus intéressant, mais j'avais quelqu'un d'autre en tête et une envie de l'obtenir. « On m'avait rarement demandé ce genre de faveur de cette façon. », soufflais-je en regardant ses chemises pour en prendre une et commencer à retirer ma veste. Elle n'était clairement pas de la même qualité que les miennes, et sans doute mal taillé. La seule fois ou je devais me débrouiller seul sans Nolen je devait finir par porter une chemise médiocre avec un rat de bibliothèque, ou de musée pour le coup très peu discret. Ni subtile.

Il me demanda alors qui j'étais, attirant mon attention alors qu'il sortait des verres et une bouteille d'alcool. Si il ne savait pas qui j'étais lui été très certainement alcoolique. Retirant ma chemise en reportant mon attention sur cette dernière, je la posais sur une chaise, « Le musicien censé vous ramener beaucoup de donateur pour conserver un peu plus l'histoire de ce monde. », et faire en sorte que la soirée ne soit pas vraiment d'un ennuie mortel, mais passons. Je pris cette nouvelle chemise pour l'enfiler avant de fermer les boutons un à un, si il avait encore le moindre espoir, il n'aurait qu'à comprendre que je m'en fichais de sa gueule d'ange. « Et vous un je ne sais quoi attaché au passé avec une addiction à l'alcool. ». Il ne s'était toujours pas excusé, je n'avais aucune raison de le laisser croire qu'une chemise suffirait à le rendre moins mal élevé. C'était un minimum à défaut d'avoir une éducation.

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Posté le Mer 12 Sep - 17:56
Il était terriblement tentant d'inoculer un petit je ne sais quoi de temps qui passe dans ces cellules...Vraiment...Une heure devenant une année...Une année devenant un siècle. Ah oui, terriblement tentant, mais ce n'était que l'expression de mon arrogance et de ma fierté, que voulez vous, j'étais un homme encore parfois impulsif malgré l'âge. Il n'empêche, écraser ce petit cafard sous mon talon produirait sans doute un son des plus délicieux. Las, le monde moderne ne se satisfaisait pas d'un cadavre atrocement mutilé sans en chercher la cause, parfois, je haïssais l'avancé du monde. Je hausse un sourcil amusé. « Une faveur ? Tout au plus un léger désagrément je dirais. » Je ne savais ce qu'il imaginait dans sa petite tête d'humain attardé et quelque part, sans doute valait il mieux que je ne le sache pas.

Néanmoins, sa tête bourrée d'idiotie me disait quelque chose, sans que je n'arrive pour l'heure a mettre le doigt dessus. C'était étrange, une sensation de déjà vu. Je décidai de ne plus y penser, sachant que cela me reviendrait au moment où je m'y attendais le moins. Et puis, je ne pouvais guère en vouloir a ma mémoire, 9000 ans de souvenirs....Je reportai mon attention sur ce que je faisais tout en écoutant sa réponse à ma question. Musicien ? Vraiment ? Etait il atteint du syndrome du divin comme beaucoup d'entre eux ? Autrefois, ils aimaient réellement la musique ? Maintenant, j'avais l'impression d'un énorme marché où la poissonnière qui hurlerait le plus fort était couronnée reine. C'était pathétique. « Ah. Cet événement...Cela ne me dit pas votre nom pour autant. » ou avais je vu une affichette ? Sans doute, mais il faut dire que je ne prêtais aucune attention a ce genre de manifestation. Qu'importe que le musée ferme ses portes, je travaillais juste pour ma couverture d'humanité. La suite me fit rire par contre. Un rire profond et clairement moqueur. « On ne boit pas un verre d'un brandy de cet âge comme l'on descendrait une picrette sans noblesse...Mais il faut sans doute un minimum d'éducation pour éviter cette méprise. » Je vrillai mon regard sombre sur lui, esquissant un demi sourire condescendant. « Etant donné votre âge, je vais vous pardonner cette erreur. »

Etant donné la réflexion, il était inutile de gaspiller un si bon breuvage pour un imbécile sans cervelle, aussi me servis je égoïstement. « Alex Evans, je suis l'archiviste de ce beau musée. » Je l'observai un instant. « Quel genre de musique pratiquez vous ? » Non décidément, son visage me disait quelque chose mais...Impossible de mettre le doigt sur ce que cela était. C'était agaçant, mais le temps m'avait enseigné la patience, cela me reviendrait sans aucun doute.
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Posté le Mer 19 Sep - 12:26
J'étais réellement obligé de parler avec cet homme ? Sincèrement ? Je ne rêvais que d'une chose, me barrer, complètement même, je rêvais de quitter l'endroit et rentrer chez moi, mais non à la place je devais lui parler. Soupirant alors, je finis par consentir à lui répondre, « Thomas Balhian. », quand à boire à une heure si peu avancé de la journée, je préférais m'abstenir, du moins tant que j'allais encore à peu près bien, mais visiblement ce fut un affront qu'il ne sut retenir très longtemps, soulignant l'excellence de cet alcool avant de remettre en doute mon éducation. J'acceptais beaucoup de chose, mais l'éducation que m'avait donné mes parent n'était pas en cause, pas plus que mon âge. « J'ai décidé seul de vous faire affront, mes parents n'y sont pour rien, inutile de les condamner. » répondis-je simplement en ayant cette étrange impression d'entrer dans un combat dont je ne saurais en sortir indemne. Il n'était pas à l'image de ces rat de bibliothèque que je croyais pourtant connaitre, il avait un répondant dépassant un bégaiement, une sorte de présence que je ne pouvais pas ignorer.

Il finit toutefois par se présenter ici, archiviste donc ? Un métier sans doute long et affligeant comme la mort elle-même. Il ne me plaisait pas, mais je ne lui donnerais pas satisfaction, ni le moindre gain de cause en cet instant. Et quand il se demanda quel genre de musique je pouvais pratiquer, je me doutais d'avance que ses apriori seraient peut-être bafoué. « Classique. Y'a-t-il seulement une autre musique qui mérite d'être joué et qui plus est ici ? », j'étais talentueux, le meilleur de ma génération et j'allais devoir disparaître, jouer seul et ne plus jamais faire partie des esprits. J'avais encore un peu de temps pour jouer, mais je ne devrais sans doute plus vraiment me distinguer par peur de rester justement gravé dans le marbre. Qui avait-il de plus frustrant que de devoir se noyer dans une médiocrité pour simplement gagner un peu de temps, pour simplement vivre. Heureusement que je pourrais continuer à jouer, que je pourrais toujours être celui que l'on connaissait, que l'on avait connu, mais uniquement dans l'intimité d'une maison. Plus personne d'autre ne sauraient réellement qui j'étais, si ce n'est Nolen. « En quoi ça consiste exactement le métier d'archiviste ? », demandais-je distraitement, comme si un musée avait besoin d'archive, tout était vieux ici.

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Posté le Mer 17 Oct - 14:08
Thomas Balhian. Non, décidément... Le trou noir. Oh inutile de s'en inquiéter, cela me reviendra, je n'en doutais absolument pas. Néanmoins, il possédait un cruel manque de culture ou d'éducation comme je l'avais déjà dit, chose dont il se défendit. « L'éducation est autant parentale que personnelle, il ne tient généralement qu'a l'être de vouloir s'élever au dessus de la masse. » fis je légèrement tout en sirotant mon verre. Ah, que j'aimais ce goût, fort et en même temps délicat, légèrement amer et sirupeux. Ma foi, il ne savait pas ce qu'il ratait mais je n'avais pas pour vocation d’œuvrer pour la culture des humains, loin de là.

Disséquant ses traits, somme toute séduisants, je me demandais quelles étaient ses aspirations, espoirs et, bien sur, désespoir. Je ne saurais sans doute en faire le tour d'une conversation et je doutais pour l'instant, de vouloir la rendre multiple. Qu'importe, pour l'heure, il était une distraction bienvenue. Enfin presque. Les humains... Cependant, mon regard s'affina lorsqu'il me parla musique classique. Ah, la musique des dieux, même si celle actuelle n'avait aucunement le niveau de celle des temps anciens, peut être remonterait il un tantinet dans mon estime, mais rien n'était moins sûr.  « Effectivement, quoique je ne sous estime pas l'ambition des dirigeants à attirer a eux masse de bienfaiteurs aux portefeuilles bien garnis. » Un concert pop ou R'n'B ne me choquerait pas plus que cela. Après tout, il faut surfer sur l'air du temps n'est ce pas ? Et ce monde était devenu si matérialiste.  Durant un instant, une fugace seconde, je cru lire quelque chose d'étrange dans ses yeux, mais peut être avais je rêvé...

Jouant avec mon verre, je dardai un regard insondable sur lui. Etait il réellement curieux ou simplement poli. J'optais pour la seconde impression, il n'avait pas l'air d'être tourné vers le monde...mais après tout, j'étais mal placé pour le lui reprocher d'autant plus que je n'avais cure de la curiosité que je provoquais. Attirer l'attention n'était pas mon objectif premier, bien loin de là d'ailleurs. J'émis un léger rire. « La réponse vous importe-t-elle réellement ? Qu'importe, je vais dire que oui. L'archive consiste a trier et dater principalement, cela peut paraître ennuyant et parfois, cela l'est, mais il m'arrive de tomber sur des trésors très précieux. Du moins a mes yeux. L'homme n'a cure de son passé, il n'en apprend rien d'ailleurs, fort heureusement, certain d'entre eux sont encore fascinés parce qui a fait l'histoire. » j'avalais une gorgée d'alcool. « Il me semble avoir archivé des œuvres inédites de Brahms d'ailleurs, de quoi ravir un musicien tel que vous non ? »
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Posté le Ven 19 Oct - 9:14
Il était passablement agaçant et la seule chose qu’il retira de son commentaire fut que je lève les yeux au ciel, dépité par tout ça. Refusant son offre de boire un verre, je me contentais de répondre à ses question, qui j’étais, ce que je faisais. L’on se retrouva sur un point, la musique et le fait d’en jouer avec une certaine distinction ici, mais ce fut tout, car il estimait possible qu’un jour, d’autres styles musicaux soient joué ici pour attirer plus d’argent. « Un musée d’art moderne pourrait se permettre ce genre d’écart, mais dans un établissement comme celui-ci, et au vu de l’âge des investisseur, je pense que cela serait un très mauvais coup marketing », et je ne disais pas ça uniquement car j’avais horreur des autres musiques, du moins pour ce genre de chose. Je pouvais écouter autre chose dans des bars, dans des boites, quand j’en supportais encore l’existence, mais pas à la maison, pas quand je pouvais faire quelque chose de bien mieux, de bien plus puissant. Je ne faisais pas de miracle avec les autres, mais moi, je pouvais faire la différence, je pouvais créer quelque chose d’unique. Je ne supportais pas la banalité, même si j’allais devoir cesser de produire cette magie, même si j’allais devoir devenir d’une banalité affligeante. C’était la pire chose qui pouvait arriver, cesser de transcender pour vivre. C’était le prix.

Lui retournant donc la question il sembla comprendre que je m’en fichais un peu, demandant si la réponse m’intéressait réellement. Non. Mais il me donna tout de même une réponse qui fut aussi fatiguant que son métier lui-même visiblement. Je me doutais bien qu’il devait y avoir quelques pépites, mais cela ne serait-il pas terriblement exceptionnel ? Sa réflexion sur l’humanité et sa faiblesse m’arracha un soupire de plus qui me poussa à plonger mon regard entièrement dans le sien. Je jouais bien de la musique, classique qui plus est, certes, certaines de mes compositions étaient particulière et nouvelles, mais cela rester de l’ordre de l’exception. Il parla tout de fois que quelque chose qui éveilla mon attention, « Les compositions Autrichiens sont quelques peu répétitifs… », murmurais-je dans un premier temps avant de me redresser, « Mais c’est bien souvent la faute des orchestre médiocre cherchant à rejouer une oeuvre sans en comprendre les véritables intentions. », soufflais-je en pensant à quelques partitions originels qui m’avait surprises de par leurs complexités évidente alors que les partitions réécrites étaient loin de l’être, « Je suppose qu’il vous est interdit de les montrer ? », savoir à quel point il avait été lui aussi massacré, poignardé en plein coeur. Juste pour savoir combien j’avais eu raison de ne pas prendre les versions moderne comme réalité. « Aucun musiciens ou compositeur n’a été respecté par notre monde. L’humain semble se complaire dans la simplicité et les complexités des oeuvres originel, celles qui font qu’aucune composition ne se ressemble disparait au profit d’une lecture plus compréhensible, au profit d’une aisance de jeu… », j’en étais souvent désabusé, souvent fatigué de savoir que je ne jouais jamais rien qui ne soit légitime et cela me poussait souvent à la composition, à la création pour ne pas être déçu, pour savoir qu’au moins ici, les mélodies seraient les bonnes.

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