Félicitation à Ada et Nath

Depuis la diffusion d'une vidéo montrant un homme faisant de la lumière avec ses mains se faire tuer par un autre avec un poignard, le monde s'interroge. Existe-t-il autre chose que des hommes sur terre ?
 

 

 La policía está sobre sus dientes, los dientes de otras personas, por supuesto.

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Posté le Mer 3 Oct - 23:49




Je regarde ma montre. Chié. Faut encore attendre. Je balance une autre boulette de papier dans la poubelle. Ou plutôt j’essaies. Sans déconner, quelqu’un a bougé ma poubelle ? Merde… Je bois une gorgée de mon café. Au moins, lui il ne me trahit pas. Quoique… Ils ont écrit quel nom sur le gobelet, aujourd’hui ? Vegan ? Hein ? Merde… je suis celui qui représente le moins bien ces personnes. Quelle bande de plouc, au starbucks. Au moins il me reste des donut’s, pas vrai ? Je fouille dans la boite à tâtons. Il. Doit. M’en. Rester. Un. Là. Ou là ? NON mais qui a bouffé mes donut’s ?!

Je me lève d’un bond et écrase rageusement la boite vite entre mes mains, avant de la balancer dans la poubelle. Encore une fois, à côté. Je donne un coup de pied dans mon bureau. “ Bordel de merde de journée de mes deux ! ” « Morgan, ça va ? » Je me tourne vers l’origine de la voix, et croise le regard d’un collègue passant sa tête à travers la porte. “ Ta mère a préféré se toucher devant JR de Dallas plutôt que de t’apprendre à frapper, bordel de cul ?! ” « Oh ! Baisse d’un ton, Hewitt ! Je suis venu te dire que la traductrice est arrivée. Elle t’attend dans le hall. Connard. » “ Repète ça en face si t’es un… Homme… ” Il m’a fermé la porte au nez, ce trou de balle.

Je prends ma balle anti-stress et joue avec tout en sortant de mon bureau pour aller jusque dans le hall. Je ne suis pas prêt à ralentir, alors la p’tite grosse qui distribue le courrier, soit elle se magne, soit on fait un constat. Ça va. Elle m’a vu. Elle m’évite. Connasse. Me voici enfin dans le hall. Je m’approche du guichet et souffle à la fliquette en charge d’accueillir les gens : “ Ma traductrice. L’est où. Pas que ça à faire. ” « Lieutenant Hewitt ? Euh… Elle est là. Pardon. » Tiens, il n’a suffit que d’un regard noir pour qu’elle s’excuse. Je regarde la direction dans laquelle elle pointe. “ Merde ! Ils ont fait venir qui cette fois ? D’habitude c’est une vieille qui commence à avoir de la barbe… ” « Euh… Coleman. Adaline Coleman, Lieutenant. » “ T’as relevé son numéro? ” « Elle… Elle n’a pas de plaque, je ne peux… » “ C’est pas possible… Ils ont recruté tous les diplômés avec mention abrutis, ou quoi dans ce commissariat ? De téléphone ! Merde, suit un peu ! C’est pour l’enquête ! Bah… Laisse tomber… ”

Je m’avance un peu plus dans le hall en direction de cette jolie Adaline. Bizarrement, je me radoucis. “ Mademoiselle? Madame? Coleman? Je me présente, Lieutenant Hewitt… Mais appelez-moi Morgan. Je vous ai fait venir pour le suspect. Si vous permettez… ” Je lui désigne la direction à prendre pour aller dans la salle d’interrogatoire. J’aurai tout le chemin pour lui faire un debrief.
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Posté le Dim 7 Oct - 10:37
Le temps semble défilé rapidement sans même me laisser le temps de penser à autre chose que mon boulot. J'ai eu beau traverser le temps et les âges, c'est l'une des époques où je passe le plus de temps à travailler. Il faut dire aussi que dans les époques précédentes, le rôle de la femme était cantonné a des trucs bien moins amusants. Porter des enfants, s'en occuper, se faire belle pour des meetings tous plus ennuyeux les uns que les autres. Honnêtement, je préfère cette époque, même si par moment, je me demande si les mœurs ont tant changé que ça. Quand on voit ce que les informations nous distillent, y'a de quoi se poser des questions. Je secoue la tête tranquillement alors que je me remets au boulot. La traduction doit être finie pour la fin de la semaine et bien évidemment, on m'en a collé deux autres dans les pattes à finir dès que possible. Alors d'accord, je n'ai pas besoin de dictionnaire, mais tout le monde a besoin d'un peu de temps pour soi et surtout pour vivre, même les occultistes. Je secoue la tête tranquillement alors que mon téléphone sonne.. pas encore... Pitié, laissez-moi un peu de temps pour souffler. J'en ai besoin. Je décroche quand même, je ne peux rien refuser à ceux qui m'appelle de toute façon. « Adaline Coleman. » Formelle hein, ouais je sais faire. « Mademoiselle Coleman, nous avons besoin de vos talents de traductrice en urgence. » J'ouvre grand les yeux. « Mais je suis déjà entrain de traduire plus de livres que je ne peux en traduire en si peu de temps. » Il tousse au téléphone. Humm « Ce n'est pas en tant que traductrice littéraire. Mais en tant que traductrice pour la justice. »

J'en ai presque fait tomber le téléphone tellement ça paraissait étrange. « Comment ça se fait que vous m'appelez moi ? » Il tousse une nouvelle fois. « Disons qu'on manque de traducteur et vous parlez de très nombreuses langues. Six si j'ai bien lu dans votre dossier. » Et toutes celles qui sont mortes et toutes les autres, enfin toutes les langues en vérité. Comme si je pouvais lui dire ça. « Effectivement. Mais je ne comprends toujours pas. Je suis traductrice littéraire. » Il soupire, un bon gros soupir de celui qui est au bout du rouleau et n'a pas le choix. « Je vous en prie, vous êtes la seule de disponible. Et la seule qui pourra très probablement traduire ce que nous dit le suspect. » Je secoue la tête. Étrange mais bon, je ne peux pas refuser, j'éviterais de passer trop de temps dehors et j'enchaînerais mon boulot. « Très bien j'arrive. Dites-moi  où et à quelle heure s'il vous plaît. » Il semble d'un seul coup soulagé au bout du téléphone et me donne une adresse et un horaire. Dans même pas une heure, dans le quartier de Bayview. C'est une blague... Je comprends l'urgence d'un seul coup et le fait qu'il n'avait pas envie de perdre du temps à bavasser. Je file dans ma chambre pour m'habiller convenablement. À la maison c'était souvent leggings et tee-shirt long ainsi qu'un gilet, dehors, autant mieux s'habiller. Une fois certaine de ne pas passer pour une pouilleuse, je sors de chez moi et prends ma voiture pour me diriger vers le poste de police.

Arrivée là-bas, j'ai l'impression d'entrer dans un univers parallèle. C'est tellement le bordel que je me demande comment ils s'y retrouvent. Et puis ça râle de partout, ça hurle limite. Jamais je ne pourrais bosser dans ce genre d'environnement ma parole. J'ai bien fait de passer par la pâtisserie pour embarquer quelques douceurs et de prendre un café en passant aussi, je vais en avoir sérieusement besoin. Je bois tranquillement mon café en attendant que l'inspecteur en charge de l'affaire vienne me chercher. C'est ce qu'on m'a dit au guichet. Assise, je regarde à droite et à gauche quand un grand baraqué se pointe, à la limite furieux. Ce type a dû manquer de câlin en étant jeune, ce n'est pas possible autrement. Personne n'est aussi grognon et râleur comme ça si ? Ou alors je ne bosse qu'avec des gens calme et zen. Enfin bref. Je secoue la tête et me lève tranquillement quand il parle de sa traductrice, mais je n'ose pas plus avancer. Au final, c'est lui qui vient vers moi. « Mademoiselle lieutenant... Euh Morgan. Appelez-moi Adaline dans ce cas-là s'il vous plaît. » J'ai l'impression d'être vieille même si c'est le cas au fond. « Je vous suis. » Je le laisse m'embarquer et parce que j'ai l'impression de me retrouver compresser par sa mauvaise humeur, je reprends la parole. « Je me suis dit qu'il nous fallait du carburant » Je lui montre la boîte de pâtisserie. « Et visiblement, j'ai bien fait. On dirait qu'on vous a volé votre déjeuner. » Un sourire étire doucement mes lèvres alors que je l'invite à en prendre un. « Par contre, c'est la première fois que je traduis pour un suspect. Quelque chose en particulier à savoir ? Vous voulez me parler du suspect ? » Honnêtement, je ne sais même pas quoi faire dans ce genre de situation. On verra bien hein !


Dernière édition par Adaline M. Coleman le Mer 17 Oct - 13:50, édité 2 fois
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Posté le Mar 9 Oct - 1:22


Hm. L’est peut-être pas si mal, celle-là, au final. Oh bien sûr, je ne parle pas de son physique ! Là-dessus, y’a foutrement pas photo ! Elle est mieux gaulée que la majorité des nanas qui bossent par ici. Et quand je pense ça, je ne parle pas que de son corps, mais également son visage. Elle a un truc… Elle me rappelle mon ex-femme, indirectement. En plus jeune, bien sûr. “ M’en voulez pas, j’vais vous appeler Mademoiselle, devant le suspect. J’veux pas qu’il puisse avoir une once d’information sur vous. C’est pour vous protéger. ” Elle m’annonce qu’elle me suit. Oh, donc désigner la direction ne suffit pas ? Moi qui voulais être galant, pour changer…

Je passe donc devant et alors qu’elle ferme la marche, elle me propose une pâtisserie. J’avise la boite et regarde la jeune femme droit dans les yeux. “ Sans dec… ” Oh ce n’était pas méchant, cette phrase. Je m’étonne juste qu’en plus d’être plus jeune et plus belle que l’autre traductrice, elle m’apporte le seul truc qui manque cruellement à ma journée : mon quota de, glucides et de lipides dés le petit-déjeuner. “ On va aller se mettre dans la petite salle à côté de la salle d’interrogatoire. ” Je lui désigne une porte au bout du couloir. En la franchissant, on se retrouve dans une salle obscure. La seule source de lumière est celle de la salle d’interrogatoire en elle-même, où se trouve le suspect, et ce grâce à une vitre sans teint. Deux chaises et une table sont présentes, sur cette dernière se trouve le dossier.

Je lui fais signe de s’asseoir et prends place également. Je regarde la boite de pâtisserie “ Je peux ? Bah… Vous avez dis que j’pouvais donc… ” Un sourire me fait paraître moins grognon. Mais je l’efface vite : j’ai une réputation à tenir. J’ouvre la boite et avise tout ce tas de bonnes petites choses. J’attrape à ce qui ressemble le plus à un donut’s aux noisettes : un donut’s au chocolat. Je croque dedans et le dépose sur le bord de la table avant de faire tourner le dossier vers nous. Je l’ouvre et finis ma bouchée avant de dire “ Le type qu’est là, c’est Ilario Meraz Sedillo. Un ressortissant Méxicain. ” Je m’arrête une seconde le temps de jauger ma chance que les collègues aient pensé à m’écouter en l’emmenant ici dés l’arrivée de la traductrice. Je reprends : “ Âgé de 52 ans, ça fait une vingtaine d’années qu’il est sur San Francisco. S’il est ici, c’est à cause de son passif dans les cartels et de ce qu’il a dû faire pour fuir et faire peau neuve : le meurtre de son ancien partenaire. Sauf que ce type n’est jamais sorti de sa communauté hispanique depuis qu’il est arrivé. Autrement dit, il ne carre rien à ce que je peux lui dire. C’est là que vous intervenez. Je le cuisine, vous traduisez, il répond, et vous traduisez de nouveau. Ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait ce que l’on veut. C’est bon pour vous ? ” Je n’attends pas sa réponse que je reprends mon donut’s et croque une nouvelle fois dedans.
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Posté le Ven 12 Oct - 11:44
Si on m'avait dit un jour que je me retrouverais dans un poste de police, je crois bien que j'aurais ris à la tête des gens. Honnêtement, mis à part pour usage de magie, ou alors parce que je suis une occultiste, je ne vois pas trop pourquoi je me retrouverais dans cette situation. Après honnêtement, on est jamais sûre de rien et il suffit d'un témoignage, d'une seule personne qui veut vous emmerder pour que vous vous retrouviez dans ce genre de situation. Je secoue la tête alors que finalement, il ne m'apparaît pas si grognon que ça ce lieutenant. Après, j'imagine que le fait d'être officier de police joue sur l'humeur et donc sur le fait d'être aimable ou courtois. Et puis visiblement, il n'a pas l'air d'être aidé dans ce commissariat. Pas que j'aime comméré mais tout à l'heure quand il a demandé à la fille si elle avait relevé mon numéro et qu'elle lui a dit que je n'avais pas de plaque, j'ai bien failli en rire. Mais ça n'aurait pas été très aimable pour cette jeune femme. J'imagine que le manque d'expérience n'aide pas. « Pas de souci, dans ce cas-là je vous appellerais lieutenant. Autant rester formel devant un suspect, j'imagine qu'ils n'ont pas pour l'habitude d'être aimable et courtois. » Heureusement pour moi, derrière ma douceur et ma gentillesse se cache tout de même quelqu'un qui sait se défendre en cas de violence. En espérant qu'il ne s'agisse pas d'un traqueur, même si j'imagine qu'un traqueur en tant que suspect, c'est suspect....

Je secoue la tête, et lui précise que je le suis. Je serais bien passé devant mais... disons que je ne connaît pas l'endroit, je m'en voudrais de me gourer et de finir dans une pièce où je ne devrais pas être... je finis par parler des pâtisserie et en vient presque à rire quand son regard se fige un instant dans le mien. On dirait que j'ai fais ma bonne action de la journée. « Sans dec ouais. » Je le regarde doucement. J'imagine que cette phrase ne se voulait pas méchante. Honnêtement, je le trouve amusant, aussi je rajoute. « Je suis une grande gourmande, donc généralement, je ne peux m'empêcher de manger quand je bosse. » Histoire de justifier l'achat de toutes ces pâtisseries qui me donnent d'ailleurs très faim depuis que je suis sortie du magasin... J'entre à sa suite dans la salle d'interrogatoire. Mon regard accroche directement la salle éclairé. J'ai regardé assez de série policière pour me dire que nous sommes derrière une vitre sans teint et je me détends alors que mes yeux tombent sur l'homme assis dans la salle. Un frisson dévale le long de ma colonne, m'électrisant un instant. Okay d'accord, ça promet d'être intéressant. Je dépose la boite et souris en me détournant du suspect pour reporter mon attention sur le lieutenant. « Vous avez peur que je vienne le chercher dans votre main ? » Mais qu'est-ce que je raconte moi... Il n'empêche que je suis contente, il a quand même souris un court instant avant de reprendre sa moue renfrogné.

Ça me donne encore plus envie de le mettre à nu. Mais je ne suis pas ici pour jouer, je suis ici pour l'aider. Je me concentre donc sur ce qu'il dit. Ressortissant Mexicain d'accord, plutôt âgé étrangement. « Que ce soit clair entre nous. Je vous dit mot pour mot ce qu'il me raconte, sans rien omettre. Tout comme je traduirais ce que vous allez dire sans rien omettre non plus. » Je sais pas si je suis bien clair. « Je veux dire par là, que je n'omettrais aucune remarque qu'il fera, que je en raccourcirais pas ce qu'il me dit, que vous aurez la version longue par moment avec les explications toutes plus farfelues les unes que les autres, ça vous va ? Ou faut que je fasse des résumés ? » Autant savoir ce qu'il veut comme réponse, parce que je me souviens de certains personnes lors de conférence qui s'éclatait à traduire à moitié ce qui était dit, ou alors qui résumait tellement que les détails partait en fumé. « Dites-moi, juste un truc. Dans ce cartel, il faisait quoi exactement ? C'était un meurtrier ou ? » Je me sens un poil nauséeuse de me retrouver dans la même pièce qu'un meurtrier. Mais bon ça ne va pas m'empêcher de faire mon boulot, je préférerais juste être au courant, histoire d'adapter mon comportement. Parce que si je commence à avoir peur devant lui, je risque d'apporter des soucis à ce pauvre lieutenant... Quoi que j'imagine que les soucis, c'est pas ce qui lui fait peur !


Dernière édition par Adaline M. Coleman le Mer 17 Oct - 13:51, édité 1 fois
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Posté le Lun 15 Oct - 21:53


M’appeler Lieutenant ? J’arque un sourcil. Si elle rend ma journée beaucoup plus agréable, pour sûr, elle aura droit d’utiliser mon prénom. Pas devant les suspects, mais en dehors, je veux bien lui répondre quand elle m’appellera Morgan. On rejoint la salle d’interrogatoire, dû moins la partie observatrice, et elle m’explique comment elle a eu cet instinct de ramener exactement ce dont j’avais besoin. Moi qui pensais encore tomber sur la vieille que l’on a d’ordinaire… Celle qui n’est pas aimable du tout et qui a déjà fait capoter quelques interrogatoires. J’espère qu’Adaline sera bien plus douée. “ Vous êtes tombé dans l’enfer des gourmands. Impossible de garder quoique ce soit de comestible plus de deux heures, dans cet endroit. ” dis-je en prenant mon donut’s. La phrase de la jeune femme m’aurait largement fait sourire, me tester de la sorte… Mais je dois rester professionnel. En tout cas, pour l’instant.

Je prépare l’interrogatoire en lui faisant un débrief, elle m’explique comment elle va procéder : traduire mot pour mot. J’approuve d’un signe de tête : ce plan est bon. “ C’est tout bon pour moi. Oh… Evitez simplement de traduire des insultes s’il y en a. Je préfère rester calme lorsque j’interroge. Donc… Vous imaginez les mots grossiers… De toute façon, ce sont sans doute les seuls mots que je connaisse de cette langue. ” Je finit mon donut’s et allait me lever, lorsqu’elle demande une autre information : sa place dans les cartels. “ C’était un passeur. Il permettait à des mexicains et colombiens d’arriver aux Etats-Unis sans problème. Entre autres. Là où ça se complique, c’est qu’il s’est mis à faire aussi passer des esclaves. Des personnes kidnappées contre leurs volontés pour pouvoir travailler directement sur notre territoire. Occasionnellement, il faisait partir des mules remplies de drogues jusque chez nous. Et plus rarement, des objets en tout genre, dans un sens comme dans l’autre. ” Je la regarde fixement, elle n’a pas l’air dans son assiette. “ Si jamais ça ne va pas Durant l’interrogatoire, faites le moi savoir. On pourra sortir, prendre une pause. ”

Je tente une moue de compassion et me permet de poser ma main sur le dos de la sienne, comme afin de la rassurer “ Vous en faites pas, ça va le faire. Vous vous sentez prête ? ” Je me rends compte que mon geste était peut-être déplacé, et recule ma main bien plus vite qu’elle n’est arrivé. “ Excusez-moi. C’était sans doute mal venu de… Enfin… Je… On y va ? ” Je me lève presque d’un bond et me dirige vers la porte pour accéder à la même pièce que le suspect. J’ouvre la porte, lui faisant signe que je la laisse passer devant.


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Posté le Mar 16 Oct - 19:29
Je souris devant ses sourcils levés. Ai-je dis quelque chose que je n'aurais pas dû dire ? Il est normal pour moi de l'appeler lieutenant devant un suspect. Ce serait un manque flagrant de tenue de l'appeler Morgan devant le suspect. Rien de mieux pour ouvrir une brèche et laisser au suspect un moyen de s'accrocher à quelque chose. Ou de trouver quelque chose pour appuyer sur une blessure qui pourrait faire mal... Faut que j'arrête sérieusement de traduire des thriller ou du policier, ça finit par me monter à la tête sérieusement. Heureusement que j'ai un lieutenant pour me changer les idées et me lancer sur un autre sujet. Sujet que j'ai moi-même évoqué d'ailleurs. « Eh bien au moins les pâtissiers, boulanger et chocolatier sont heureux de travailler. C'est toujours ça de gagner pour au moins l'un d'entre nous. » Après tout, il faut bien que certains bossent pour que d'autres s’empiffrent. Et je ne suis pas contre m’empiffrer surtout quand il est question de gâteaux, chocolat et autres confiseries toute plus délicieuses les unes que les autres. Il faut bien avoir une passion dans la vie, la mienne se résume à manger et aider les gens quand je le peux. C'est comme ça que voulez vous !

On fini par parler de l'interrogatoire. Je comprends enfin ce que l'on attend de moi, cependant je préfère préciser ma pensée, histoire de savoir si cela lui va. Le but c'est tout de même de bosser en harmonie, si je fais une gaffe qu'il ne faut pas faire et que cela ruine l'interrogatoire, ça risque d'être particulièrement gênant, pour l'enquête surtout, mais particulièrement gênant tout de même. Et puis soyons honnête, je suis du genre à ne pas aimer l'échec, même si je n'en dis rien, cette vérité n'en est que trop vrai. Et puis je veux lui être utile. Pas seulement parce qu'on me l'a expressément demander, mais surtout parce qu'il a l'air de bosser des heures. Des heures pour une humanité qui m'est chère. Je n'imagine même pas si un jour quelqu'un s'en prenait à Grey. Il est la seule personne pour laquelle je me battrais réellement. Mon meilleur-ami, le seul qui m'ait donner une chance dans un monde en perpétuel changement. « J'éviterais les insultes alors dans ce cas-là. » Je ris doucement quand même. « D'un autre côté honnêtement, peu importe la langue, je crois que quand on insulte quelqu'un le langage corporel est assez clair pour ne pas avoir besoin de traduire. » C'est vrai quoi. On a beau faire ce qu'on veut, comme la colère régit ces moments, on est toujours à faire des gestes étranges.

Je secoue la tête quand une question se presse sur mes lèvres. Je n'hésite pas à la poser et la réponse me fait presque tourner de l’œil. Oh mon dieu, il a fait du trafic humain ? Il a vendu des gens comme du bétail... Et quand je pense que les traqueurs nous en veulent alors qu'on ne fait rien de mal. L'humanité n'a pas besoin des occultistes pour se détruire, elle le fait très bien elle-même, malheureusement. « Des objets en tout genre, tiens donc. C'est étrange comme marchandises non ? » Je ne peux m'empêcher de tiquer. Je me souviens de certaines choses que j'ai lu et appris tout au long de mon apprentissage et de toutes mes années. De certains objets plus ou moins dangereux, mais surtout... J'espère sincèrement qu'il n'en a pas trouver des comme ça, sinon ça sent les problèmes à plein nez. « D'accord, mais ne vous en faites pas, je suis plus solide que j'en ai l'air. » Pourtant, j'ai l'impression de blanchir à vu d’œil en me souvenant de certaines descriptions. Rien de mieux que la mémoire absolue pour en rien oublier hein. Bon pas de plan sur la comète ma grande, il n'a pas parlé de chose de ce genre, alors cesse un peu de penser à ça, tu vas finir par te mettre en porte-à-faux toute seule, comme une idiote. Je me rends compte que j'ai presque arrêter de respirer quand je sens sa main sur la mienne. Je relève doucement le regard vers lui. De la compassion, le flic grognon.

Un léger sourire ourle mes lèvres alors que je m'apprête à prendre la parole. Il retire sa main rapidement comme si quelque chose l'avait brûlé. « Non... ce... Ce n'était pas... » Je me lève à sa suite et en passant devant lui je souris doucement. « Ce n'était pas mal venu, ni même déplacé. Merci pour ce geste. » Parce qu'il m'a permit de me remettre dans le bon chemin et d'arrêter de penser à des trucs totalement débile ! « Bien au travail alors. » En espérant que cet interrogatoire se passe bien, parce que pour l'instant, j'ai l'impression qu'on va apprendre des choses pas jolie-jolie et que ça risque d'être plus épique qu'on ne pourrait le penser. Enfin bref. Un haussement d'épaule plus tard et nous voilà fin prêt à interroger ce cher ange...


Dernière édition par Adaline M. Coleman le Mer 17 Oct - 13:52, édité 1 fois
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Posté le Mar 16 Oct - 23:35


Là où je vois un enfer, elle trouve le moyen de positiver et d’en voir les bons côtés, ce qui a le don de me décrocher un nouveau sourire, que je tente de camoufler en baissant légèrement la tête brièvement. Il ne faudrait pas qu’elle perçoive que j’apprécies ce genre d’attitudes. Je suis censé être un lieutenant sans cœur. Où irait ma réputation si je commençais à avoir un comportement pareil ? Je décide alors de me focaliser sur un interrogatoire. Plus vite ce sera fait, plus vite nous pourrons passer à la suite. J’en viens même à m’offrir le luxe de préciser que la traduction d’insulte n’est pas nécessaire. Primo parce que je les comprends, deuxio parce que ça me mettra encore plus en rogne que ce sale type parvienne à faire dire des mots pareils à une femme comme Adaline.

Est-ce mal, dans ce monde, de vouloir préserver un tantinet de pureté chez une personne qui vous paraît l’être ? De toute façon elle dit vrai : le langage corporel est universel. J’approuve d’un signe de tête. Je reprends mon topo et elle s’arrête sur les objets en tout genre “ Etrange ? Ouai… Si on considère que ces trucs sont des trésors d’archéologies et que ça vaut un paquet de pognon, beaucoup moins. Ça ne va pas plus loin. Le trafic d’art est tout aussi puissant que pour le reste. Dés qu’un type à un peu de pognon et se faire un tripe façon import d’objets antiques… ” Et alors qu’elle a toutes les cartes en main, elle commence à ne pas avoir l’air bien du tout.

Inconsciemment, j’ai un geste de compassion et de soutien, qui me rappelle vite à l’ordre lorsque je tombe dessus. Je reprends mon rôle de lieutenant et décide qu’il est temps de passer à la suite. Certes, je note tout de même qu’elle a sourit et qu’elle a l’air d’aller beaucoup mieux rien qu’avec cette intention, aussi minime soit-elle. Je me lève et m’apprête à rejoindre la salle lorsqu’elle me dit que ce n’était pas mal venu. Elle me remercie, en prime. Je reste un instant sans voix, me camouflant dans mon attitude : aller dans la salle d’interrogatoire. C’est assez gênant comme ça, pas la peine d’en faire étalage.

Une fois dans la pièce, je désigne une chaise à Adaline et m’installe sur l’autre, déposant le dossier sur la table. “ Meraz Sedillo, 52 ans, né à Hermosillo au Mexique. Arrêtez-moi si je me trompe, mais vous êtes ici depuis vingt ans. Comment se passe la vie à San Francisco ? ” Je me souviens alors de la raison pourquoi Adaline était là : elle devait traduire et je devais lui en laisser le temps.


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Posté le Mer 17 Oct - 22:00
Que c'est agréable de sortir et de se changer les idées... Ouais okay, ma définition du mot sortir est étrange, je vous l'accorde, mais ça me change réellement de mon bureau. De ma bibliothèque, de ce que je vois d'origine, que je dois bien avouer que je trouve ça relaxant en un sens. Bien évidemment, ça n'a rien de très relaxant, soyons honnête. Se retrouver dans un commissariat de police, pour traduire pour un suspect, qui plus est a quand même fait passer de la drogue et autres, ça n'a rien de bien agréable. Heureusement, je peux compter sur le lieutenant pour me rassurer un minimum, jusqu'à ce qu'il me parle de cargaison d'objet en tout genre. Des objets qui pourraient parfaitement venir de temps anciens... très anciens... Et qui pourraient être imprégné de magie ? Non pas jusqu'à là non ? Bon sang, j'espère pas, ça risquerait d'être compliquer de gérer ce genre de situation, surtout avec la vidéo et tout le reste. Je n'ai pas envie de revenir à la chasse aux sorcières, merci bien. C'était déjà assez compliqué comme ça durant ce temps-là si bien que la plupart d'entre nous ont fini par vivre en ermite, et ont fini par détester les humains. Au fond, je les comprends. J'ai moi-même eu quelques soucis durant cette période. Une femme n'était pas censé savoir lire, ni même comprendre autant de langue. Les érudites n'existaient pas réellement, alors...

Ouais non, penser à autre chose. « Hum, j'ai identifier des objets d'art à un moment. Je suis une érudite, j'ai étudier beaucoup de chose avant de me poser. Je me souviens qu'effectivement il existait de nombreuses œuvres archéologique qui coûtait très cher, pas seulement à cause de leur rareté, mais parfois plutôt à cause des idées qui tournaient autour. Légendes et autres. J'imagine qu'effectivement cela doit bien rapporter. » Il n'empêche que l'idée qu'il puisse avoir passer des artefacts et que la police soit en leur possession me donne la nausée. Et si quelque chose leur arrivait ? « Il n'empêche. Vous imaginez si c'était quelque chose de magique ? Ça pourrait être dangereux non ? » Je souris. « Je sais, je lis trop de livre, et vous êtes parfaitement dans le vrai. » Enfin ce n'est pas que des livres que je lis. J'ai vécu plus de vie qu'il n'a de doigt et bien évidemment, vu plus de chose qui n'a vu. Le pire, c'est que je n'oublie rien, et je n'ai rien oublié des temps anciens. Les voir revenir ne me tente pas du tout. Parce que même quand les occultistes régnaient encore sur cette terre, ça n'avait rien de franchement rose. Alors là, avec les traques et tout le reste... Heureusement que notre puissance décline au fond, ce serait un désastre sinon ! Il n'empêche que je finis blanche comme un linge à l'idée que de la magie circule entre les mains de personnes qui n'y connaissent rien et qui pourrait faire pire que mieux.

Heureusement je peux toujours compter sur mon associé du jour qui malgré ses airs bougon et sa propension à toujours faire la tête et être plus dure que jamais, prend quand même soin de moi et me sort de mes pensées désastreuses par un simple contact. Je le remercie quand je vois qu'il ne se sent pas à l'aise à l'idée d'avoir peut-être dépasser les bornes. Sans lui, j'aurais peut-être, même certainement continuer à creuser le labyrinthe de mes souvenirs et connaissances et ça m'aurait donner de belles sueurs froides. On finis donc par se diriger vers la salle d'interrogation et commence maintenant l'interrogatoire. Je traduits mot pour mot ce qu'il demande au suspect et le laisse répondre. Son regard ne cesse de me fixer comme si j'étais l'une de ces friandises qu'il affectionnait tout particulièrement. Il reprend la parole, parlant tellement vite que si je ne possédais pas ce don, je ne comprendrais rien. Je traduis dans l'autre sens pour Morgan. « Il ne comprends pas pourquoi il est ici. Il n'a rien fait de mal et il a un boulot totalement honnête depuis qu'il vit ici. Il précise aussi que sa vie ici se passe très bien mais qu'elle se passerait mieux, si les idiots de policier dans votre genre le laissait tranquille. » Idiot n'est pas tant une insulte, mais j'espère qu'il ne dira rien. Ce type me file la chaire de poule, mais j'attends tranquillement la suite, comme si être ici était totalement normal.
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Posté le Ven 19 Oct - 1:47


Quelque chose de magique ? Je ne peux que tenter vainement de réprimer ce rire. “ Vous aussi vous avez vu cette vidéo sur internet ? N’importe quel gamin de 12 piges avec le logiciel adapté peut se faire passer pour un jedi de nos jours. Je pense que la magie, ça fait joli dans les comptes de fée, c’est tout. ” Voici qui devrait avorter un tel débat. J’espère ne pas avoir été irrespectueux. C’est seulement que lorsque cette vidéo est devenue virale, je me la suis payé une quinzaine de fois par jour. Je foutrai ma main au feu que ce n’est autre que la promo d’un film à venir au cinéma.

On vient bien assez vite à entrer dans cette salle d’interrogatoire, et ma première question tombe. La première réponse arrive toute aussi vite et je me permets de lever les yeux vers le ciel. Je regarde Adaline et dit doucement “ Vous n’êtes pas obligé de regarder, Adaline. Dites-lui simplement de fixer ces photos. ” Avant même qu’elle n’ait commencé à traduire, je sors des photos du dossier et les dépose sur une table. A commencer par un portrait d’identité de son ancien partenaire, Miguel O’Hara. Ensuite, on retrouve Miguel, au sol, une flaque de sang répandue sur le sol, à côté de lui. Et enfin, une photo d’un vieux médaillon Maya, couverts de runes inconnues. Selon les experts, ce dernier était placé autour du cou des victimes et devait servir à capturer l’essence vital de son porteur lors d’un sacrifice pour le donner à son maître. Ou un truc du genre. Un culte voué au dieu solaire, ou une connerie du genre. “ Alors Meraz, tu comprends un peu mieux pourquoi tu es là, ou pas ? ”

Je me racle la gorge et me lève en faisant les cents pas tout en lisant son dossier “ Passage d’armes, de drogues, d’esclaves et d’objets en tout genre. Je crois que là-dessus, on part pour au moins une vingtaine d’années à l’ombre. Mais homicide volontaire… Je ne pige pas Meraz. Tu as tué ton partenaire pour quelle raison ? Laisse-moi deviner, tu vas me dire que tu ne l’as pas tué ? ” Ce mot de la fin s’accompagne d’un jet de dossier sur la table. J’affirme ma dominance en m’appuyant sur mes mains, et me tenant face à lui. Je sens que ça ne va pas être évident de garder son sang-froid. J’ai déjà commencé à le perdre en parlant de trafic d’esclaves…


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Posté le Ven 19 Oct - 22:00
Au final, je me sens moins mal à l'aise que je ne le pensais au départ. Je m'imaginais déjà à moitié nauséeuse devant ce pauvre type qui n'est rien d'autre qu'un enfoiré, mais même ma bonté à ses limites visiblement. Je peux parfaitement me sentir énervée, en colère aussi pour ces pauvres victimes qui n'ont jamais rien demandé à personne et qui se sont retrouvés entre les pattes de ce sale type. Je peux avoir envie de les venger à ma façon. Certes, je ne fais pas dans la violence, mais cela ne m'a jamais empêcher de rendre justice à ceux qui en avait le plus besoin. Sachant que grâce à cette traduction, je peux aider à faire la justice, je suis bien contente d'avoir accepter. Je repense encore à tout à l'heure et à ce que Morgan m'a dit. La vidéo... S'il savait. S'il savait que la magie existe réellement et que j'ai plus de huit mille ans. Qu'est-ce qu'il en penserait franchement ? Parce que je suis persuadée qu'il s'agit d'un simple humain. Je me demande s'il me parlerait encore s'il pouvait ne serait-ce qu'y croire un seul, instant. Je secoue la tête, en me demandant bien comment j'ai pu arrivée à ce genre de pensée alors que nous sommes ne plein milieu d'un interrogatoire. Bon sang, je suis plus atteinte que je le pensais. La solitude à eu raison de moi et je n'arrête plus de penser maintenant... Il faut vraiment que je sorte plus souvent, ça devient urgent.

Je reporte donc mon attention sur le suspect et sourit presque quand il m'appelle par mon prénom. Il avait dit qu'il ne l'utiliserais pas devant le suspect, mais j'avoue que l'entendre dans sa bouche me rassure quelque peu. Comme s'il pouvait m'éloigner des horreurs de ce moment. Sauf que des horreurs, j'en ai vu des bien pire, je dois bien l'admettre. En huit mille ans, on a le temps de voir beaucoup de choses. Beaucoup trop de choses honnêtement. Et des choses qui n'ont à rien avec de magnifiques paysages ou de somptueux coucher de soleil. Je le remercie pour sa prévenance d'un léger hochement de tête, et dit au suspect de fixer les photos intensément. Malgré cela, c'est moi qu'il regarde un instant, avant que je ne finisse par lui glisser les clichés sous les yeux. Son regard, tout comme le mien est forcément attiré par ce qui s'y trouve et si son sourire s'efface, il ne semble pas plus affecté par ce qu'il y a sur le cliché. Moi par contre... L'homme au sol, dans une flaque de sang monstrueuse. La nausée me prend un instant et instantané et je ne peux m'empêcher de serrer le bras du lieutenant encore assis à mes côtés. Je déglutis un instant alors que mon regard se pose sur l'une des images. Oh mon dieu. « Le Dušan. » Un simple murmure, inaudible quasiment. Enfin je l'espère. Cet objet c'est... je me secoue et traduit ce que Morgan dit. Il secoue négativement la tête en répondant No sé.

Mais ça se voit clairement qu'il sait parfaitement de quoi le lieutenant parle. Je me demande un moment si c'est par peur qu'il se tait. Ou alors s'il a une autre raison de ne rien dire. Je regarde l'homme à mes côtés se lever et me sens étrangement vulnérable. Cela fait longtemps que je n'ai pas eu à me battre. Ce n'est pas que la peur prend le contrôle, mais cet objet... Il y a définitivement quelque chose qui cloche. Je regarde un instant le lieutenant quand il prend la parole et attend bien sagement pour tout traduire. « Je ne l'ai pas tué, je le jure. Quand je suis arrivé sur place, il était déjà comme ça. » Il semble agité le suspect, un peu trop. « Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je vous jure que je n'y suis pour rien. C'est lui, c'est lui ! » Il désigne l'objet ancien et commence sérieusement à s'agiter. Je le laisse parler le temps de tout traduire. Il est tellement agité que je finis par lui demander de se calmer et de se parler plus lentement. Même si je n'ai aucun mal à le déchiffrer je sais aussi qu'un autre traducteur aurait eu du mal. Il fixe son regard sur moi, à moitié paniqué. « Ce médaillon, c'est la mort. C'est la mort qui a tué Miguel. Parce qu'il jouait avec des forces qu'il ne comprenait pas, la mort est venue le chercher. Et la mort trouve toujours ceux qu'elle cherche. » Je le regarde un instant. Dés l'instant où il a posé son regard sur le médaillon, il a commencé à devenir véritablement nerveux. Cependant, je suis persuadée que le lieutenant ne pas se laisser avoir par cette histoire de mort et pourtant ...
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Posté le Lun 22 Oct - 23:39


Je peux sentir Adaline devenir nerveuse lorsque je présente les photos et elle souffle un mot qui m’est inconnu. Sa main se resserre d’ailleurs sur mon bras. Je lui jette un regard mais me réserve les questions qui me viennent pour plus tard, préférant me concentrer sur le suspect.

J’écoute une nouvelle fois la traduction que m’offre la blonde, et ce que j’entends ne me plaît guère : il me mène en bateau, ce n’est pas possible autrement. Surtout en jouant le mec apeuré. Je dois bien avouer que son jeu d’acteur est impeccable ! Mais de là à accuser le médaillon. Je frappe le bureau en posant ma main dessus et plante mon regard dans le sien “ Il va falloir arrêter de me prendre pour un con, Meraz ! Nous savons maintenant que tu es entré dans cette pièce après avoir arrangé un rendez-vous pour revendre ce truc. Et on sait que personne d’autre que toi et Miguel ne saviez où vous étiez. Personne n’a rien volé. A qui comptais-tu revendre ça, hein ?! ” Je pose ma seconde main sur le bureau. “ Tu comptais amasser tout l’argent, n’est-ce-pas ? Tu comptais fuir avec la totalité des gains ? ” Je tente de me calmer.

Je souffle un instant, observant le vide pour me recentrer et annonce plus posément “ Tu as réussi ton coup tout tes autres trafics, même humain. Mais sur celui-ci, tu ne vas pas t’en tirer facilement. Donc soit tu passes aux aveux, et on peut envisage de fermer les yeux pour ne pas alourdir ta peine. Soit tu continues de te foutre de ma gueule et crois moi que lorsque je vais déterrer tout ce qu’il y a comme affaire sur ton dos, tu vas être en cabane pour un long moment… ” Mais je n’ai pas le temps de finir qu’une porte s’ouvre. Un mec en costard entre et se place à côté de Meraz. " Lieutenant Hewitt, je vais vous demander de quitter immédiatement cette pièce. " “ Alors déjà, bonjour. Ensuite, non, je ne crois pas. ” " Je suis maître Teller, avocat commis d’office à la défense de Monsieur Sedillo. Vous devrez vous adresser à moi pour toutes questions. "

Il se tourne alors vers le suspect et se met à parler en espagnol. C’est marrant, j’ai tellement entendu ce genre de discours que je sais exactement ce qu’il lui dit : « Je suis votre avocat commis d’office. Veuillez ne plus répondre à ses questions jusqu’à ce que nous ayons étudié votre cas. Je vais me faire un max de pognon en vous sortant de cette merde. Bla bla bla… » Je soupire et me redresse, reprenant le dossier sur la table. Je regarde Adaline “ Eh bien… Si vous voulez bien me suivre… ” Je tente de ne pas succomber à mon énervement et retourne dans la pièce d’à côté. Je balance le dossier sur la table et m’avance vers le mur pour poser mon front contre celui-ci. Lorsque j’estime avoir repris le contrôle sur ma hargne, je me retourne et regarde la jeune femme “ Je suis désolé, vous n’y êtes pour rien dans tout ça Adaline… Je vous fais perdre votre temps en vous retenant ici… ”
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Posté le Mer 31 Oct - 10:59
La situation n'est pas au mieux de sa forme je dois bien l'admettre. Avoir sous les yeux l'instrument de quelque chose de plus grand -comme aime l'appeler certains- n'est pas franchement ce à quoi je m'attendais et j'espère sincèrement que personne ne l'a touché à mains nues, parce que ça risque d'être violent. Mais le pire c'est toute cette histoire et ces photos. Ça me retourne l'estomac. Je ne suis réellement pas faite pour la violence c'est un truc de dingue. Je secoue la tête et traduit ce qu'il me dit et je me rends compte instantanément que les choses vont dégénérés. Pourtant, je ne peux m'empêcher de sursauter lorsque le lieutenant frappe le bureau. Je serre les dents et tente de calmer mon cœur aux battements désordonnés alors que le dénommé Miguel me regarde dans les yeux, comme si je comprenais. Il ne pige rien de ce que l'inspecteur lui dit. Je traduits aussi rapidement que possible et il secoue la tête dans tous les sens. Il n'a cependant pas le temps de reprendre la parole que l'inspecteur reprendre une nouvelle fois. Je traduits de nouveau, aussi rapidement que possible et le suspect secoue encore une fois la tête comme si ce que le lieutenant disait n'était pas réel. Bon sang mais qu'est-ce qui se passe ici. Comment de simples humains ont-ils pu mettre la main sur un artefact ? Il va falloir le récupérer et rapidement, sauf que je ne sais pas qui appeler pour ça.

Mon cerveau est toujours en ébullition quand la porte de la salle d'interrogation s'ouvre sur un type en costard, le regard froid et calculateur des avocats. Je serre les dents un instant. Mince je pourrais pas en apprendre plus si un commis d'office se radine. Malheureusement, ce n'est pas comme si on avait réellement le choix. Il me regarde d'un air bizarre d'ailleurs cet avocat. Je secoue la tête imperceptiblement et me lève quand Morgan me demande de le suivre. Je n'ai pas dis grand chose depuis le début mais il va falloir que je lui parle de cet objet, sans entrer dans les détails, parce que j'ai bien l'impression qu'il ne me croira pas de toute façon si je lui racontait qui j'étais. Je le suis donc tranquillement. J'aimerais pouvoir l'apaiser, mais je n'ai pas ce genre de don malheureusement. Je me contente donc de le regarder et d'attendre avec une expression triste sur le visage. Quand il se retourne de nouveau vers moi je souris et secoue négativement la tête à ses paroles. « Non, vous ne m'avez pas fait perdre mon temps, je vous rassure. » Je ne sais pas comment aborder ce que je sais, mais je sais que ça ne va pas lui plaire. Je m'approche de lui tranquillement, lui prend la main et le fait asseoir. « S'il vous plaît, j'ai quelque chose à vous dire. » Je récupère le dossier et l'ouvre, déglutit face aux photos du mort et récupère la photo de l'artefact. « Écoutez. Vous n'allez peut-être, même très probablement pas croire ce que je vais vous dire, mais je vais quand même le faire. »

Je souris doucement, un sourire encourageant. « Je ne suis pas seulement traductrice. J'ai étudié beaucoup de chose et notamment une partie en art. Ma mère en est une grande fervente, enfin ce n'est pas là que je veux en arriver. » Je secoue la tête, se concentrer, se concentrer. « Dans la mythologie, cet objet se nomme un Dušan. C'est compliqué à expliquer parce qu'il existe de nombreux récits qui ne disent pas tous les mêmes choses. Certains prétendent qu'il s'agirait d'un moyen de défense des faucheurs contre les âmes damnés pour quand ils emmènent les âmes qui doivent renaître aux portes de la résurrection. D'autres estiment qu'il s'agit d'un objet permettant de contrôler la mort avec un coût important en cas d'utilisation. » Tellement de théorie pour un objet fabriqué par l'un des miens. « Ce qu'il y a de certains que c'est que c'est toujours en rapport avec la mort. Alors j'imagine qu'effectivement, vous ne pouvez concevoir qu'un objet puisse donner la mort, mais si quand il parlait du fait que c'était le médaillon, c'était le cas ? » Je souris doucement, j'imagine qu'il doit me prendre pour une dingue. « Laissez-moi vous expliquer. Disons que vous êtes un mania de la mythologie et que vous croyiez plus que tout au monde magique et on vous dit qu'une certaine personne possède un objet magique qui peut contrôler la mort. Ne seriez-vous pas prêt à tuer pour ça ? Leur perception est peut-être erroné, mais si Miguel disait vrai et que quelqu'un d'autre avait tué son complice pour faire main basse sur l'objet. Ce serait possible non ? »

Après tout tellement de chose sont possible que c'est difficile de dire non à tout. Mais je sais parfaitement que cet objet n'a rien d'ordinaire. Il apporte la mort, c'est certain. De quel façon je n'en sais rien, alors je tente de trouver une explication viable. « J'imagine que ce ne serait pas la première fois que quelqu'un voudrait absolument un objet et tuerait pour ça. Certains collectionneur sont assez cinglé pour ce genre de chose. » Je le regarde doucement. « Je ne dis pas que Meraz est innocent, honnêtement c'est clair qu'il n'a rien d'innocent. Mais pour cette affaire, peut-être qu'il n'y ai réellement pour rien. » Je hausse les épaules. « Après je n'ai rien d'une enquêtrice. Je n'ai que des connaissance et des théories de la part d'autres personnes mais peut-être que ça expliquerait certaines choses. Qu'en pensez-vous ? » J'imagine qu'en quelques minutes de discussion, je l'ai perdu, mais j'espère qu'il ne le prendra pas mal. J'essaie juste de lui faire comprendre d'une façon détourner que certains objets sont dangereux et celui-là en particulier !


Dernière édition par Adaline M. Coleman le Mer 14 Nov - 20:28, édité 1 fois
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Posté le Mer 7 Nov - 15:30


Je peine à rester calme, tâchant tout de même de m’excuser auprès de la jeune femme. Mais lorsqu’elle me prend la main, je me radoucis à son contact et me laisse faire me rasseyant. Elle se mets à me dire qu’elle n’est pas seulement traductrice mais qu’elle a dû étudier l’art. Et laisse à penser que la mort est liée à cet objet en général. Ça me semble vraiment tiré par les cheveux. “ En admettant que ça soit le cas, que cet objet attire la mort, comme vous le dites. Il ne peut pas tuer. Donc forcément ce sont des gens qui le font. Sauf que les objets… Ce ne sont que des objets. Ce sont les gens qui les mystifient. Comment… Comment aurait-il pu se retrouver enfermé ? Je ne vois que cet homme comme coupable en dehors de lui-même… ” Cette phrase sur laquelle je termine résonne en mon esprit.

Je parviens à me centrer sur les paroles d’Adaline qui tente de croire la piste de l’innocence de Meraz. Et si Meraz n’avait effectivement pas tué cet homme mais… “ Quand on traite avec des mania et des collectionneurs, j’imagine qu’ils veulent rendre les objets encore plus mystiques pour en faire augmenter la valeur. En admettant que Meraz n’y soit pour rien mais ait échappé à la mort lui-même… ” Je me lève et me remets à faire les cent pas. “ Si en effet quelqu’un d’autre s’était introduit dans cette chambre et avait drogué la victime pour le convaincre de se tuer et de s’enfermer dans cette pièce ? On sait que certaines drogues rendent serviles à ce point. C’est ce qu’utilisaient les sorciers Vaudous dans les bayous pour zombifier des êtres vivants… Meraz, voyant ça et prit de panique n’aurait pas honoré son contrat jusqu’au bout et cet objet, récupéré par nos soins, serait alors intouchable… Mais oui ! Vous êtes un génie Adaline ! ”

Je m’approche d’elle, prenant ses joues entre mes mains et déposant un baiser sur son front. “ Vous êtes bien plus de ressources que notre autre traductrice… ” Je sors mon téléphone portable et compose le numéro d’un collègue “ Rob’, tu sais que tu me dois un service ? Contacte le bureau du procureur. Il me faut une autorisation d’exhumation pour la sépulture de Miguel O’Hara. J’ai besoin de savoir s’il a été drogué. Avec un peu de chance on trouvera des traces dans son organisme… Quoi ?... Je n’en ai rien à foutre que ça ne te plaise pas. On tient une piste solide. J’ai du nouveau sur l’enquête… Mais oui ! Mets la demande à mon nom, bordel ! Je vais venir la signer ! ” Je raccroche et me recentre sur la jeune femme “ Adaline ? Vous savez que vous feriez fureur dans la police ? Si votre piste se confirme, je vous promets le plus chic restaurant de San Francisco… Bah… Même si elle ne se confirme pas ! Je vous dois bien ça. ”
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Posté le Mer 14 Nov - 20:30
Je sais bien que ce que je lui raconte doit lui paraître improbable. Honnêtement, même à mes oreilles cela sonne creux et étrange. Le souci dans tout ça c'est que je ne peux même pas lui expliquer réellement ce qu'il en est et je suis bien contente que personne n'ai cherché à touché cet objet à mains nues parce que sinon bonjour le désastre. Rien que l'idée me donne des frissons dans le dos et je me perds dans tout ce qui pourrait arriver d'horrible. Les images défilent devant mes yeux tel un kaléidoscope. Il faut que j'arrête de penser, ce serait nettement mieux. Je finis mon explication et je vois bien qu'il ne me croit pas, si seulement je pouvais lui montrer concrètement cette magie qui me parcourt, qui est une partie de moi... Mais il est clairement humain. Un des miens aurait déjà tiqué sur le collier et les autres... Je ne préfère pas y penser ça me donne déjà la migraine. Il n'empêche que lui mentir ne me plaît pas du tout, sans que je ne sache réellement pourquoi. Je suis toujours quelqu'un de très franc et quelqu'un de profondément honnête, je ne mens que sur qui je suis, mon passé et mes pouvoirs. Mais avec lui, j'ai réellement envie d'être honnête et ça crains. Je le laisse digéré ce que j'ai dis, jusqu'à ce qu'il reprenne la parole. « Je ne sais pas comment il aurait pu se retrouver enfermé, mais il existe de très nombreux moyens. Comme un pic de glace dans un loquet pour refermer une porte. Ou tout autre chose. Les tueurs sont très habiles généralement pour trouver ce qu'il faut pour ne pas se faire prendre. » Enfin je n'y connais rien en matière de procédure mais avec mes traductions, je lis beaucoup de chose et les romans policiers en font partie. Les trois quarts du temps, ils reflètent une réalité stupéfiante et des techniques impressionnantes.

Je me souviens encore d'un des auteurs qui m'avait spécifiés que les techniques qu'il écrivait dans ses romans provenait de vraie tueur qui s'en était servit. Flippant en un sens, mais utile en ce moment. Même si j'avais quand même une forte nausée en repensant aux photos qui étaient passées sous mes yeux. Mais je pouvais tenir le coup. Les morts, ce n'était pas ce qu'il manquait dans mon CV et même si je n'avais tué personne, j'avais vu trop souvent des personnes mourir. Je secoue la tête et laisse Morgan réfléchir. Je peux presque voir les rouages de son intelligence se mettre en marche et chercher une solution, viable, avec ce que je viens de dire. Comme s'il avait une idée. Il reprend alors la parole et j'écoute patiemment. Je le regarde se lever et faire les cent pas tout en réfléchissant. Pour le coup, je ne peux pas l'aider plus. J'en ai déjà trop dit et je suis contente qu'il ne soit pas l'un de ces fans de surnaturel, sinon il m'aurait regardé de travers en cherchant à savoir si j'en savais plus ou pas. J'écoute de nouveau patiemment, me crispait en entendant parlé de sorcier vaudou. Une drogue... oui, ça pourrait aussi expliqué mais je n'étais pas certaine qu'il trouve quoi que ce soit. En fait je préférerais presque qu'il trouve quelque chose, comme ça, cela signifiait que ce n'était qu'une réplique et non le véritable artefact. Dans le cas contraire, il allait falloir récupérer l'objet rapidement et le mettre à l'abri. Bon sang, quelle galère... « Génie c'est un peu fort quand même. » Je souris toute de même. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'il s'approche si proche de moi, ni qu'il vienne déposer un baiser sur mon front.

Mes joues s'échauffèrent au moment où ses lèvres rencontrèrent mon front, me prouvant que je n'étais pas sorti depuis longtemps. Les gens font réellement ça ? Sans connaître la personne ? Tentant de reprendre mes esprits, je ne pus m'empêcher de répondre. « Eh bien disons que pour une fois, les études payent. » Toutes ces magnifiques années d'études. Je le laissais parler avec je ne sais qui au bout du fil, cherchant un moyen d'accéder à la relique et vérifié qu'elle n'émettait aucune aura magique quand je sentis son regard de nouveau sur moi. Je lève les yeux vers lui, souris doucement en me demandant bien ce qu'il va dire. Sa phrase me fait rire doucement, juste avant de me figer totalement. Il veut... Il veut réellement... Oula ça devient bizarre non ? Enfin pas que ça me déplaise, mais je … Je me sens perdue. « Vous savez, vous n'êtes pas obligé, vous ne me devez rien, je vous ais juste fait part d'une connaissance. » Rien de plus, rien de moins, je n'attends rien en retour. Je ne peux cependant m'empêcher de rajouter. « Mais je serais ravie d'aller manger quelque part avec vous. Peu importe que ce soit un restaurant chic ou pas, tant qu'on y mange réellement ! » Pas ces trucs qui coûtent hyper cher alors que dans notre assiette il y a à peine de quoi se boucher le creux d'une dent. Je soupire un instant, souriant toujours. « Est-ce que ça veut dire que je suis congédié et que je dois rentrer chez moi ? » Je le taquine un peu, même si j'imagine que c'est la fin de notre collaboration pour aujourd'hui. Les tests ne se font pas en un jour et s'il y a bien utilisation d'une drogue, il a sa réponse. Même si je ne suis pas certaine que le dénommé Meraz ne soit pas dans le coup, mais il avait réellement l'air paniqué en regardant l'objet. Enfin bref, l'avenir nous le dira !
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Posté le Jeu 22 Nov - 15:42


Elle ne se rend pas compte à quel point elle a su m’aider pour cette enquête. Effectivement, Meraz n’est peut-être pas le tueur, mais si on arrive au moins à confirmer tous ses autres délits, je peux l’envoyer au trou pour une paire d’années. Le doute que l’on trouve encore quelconque trace de drogue dans l’organisme reste pesant : avec le temps, je ne suis pas sûr qu’on puisse retrouver quoique ce soit de la victime d’ailleurs. Mais je dois tout tenter. En lui signifiant qu’elle est un génie, je l’embrasse sur le front. Geste qui m’a complétement échappé, certes, et au vu de ses joues rouges, elle semble gênée ? Elle accepte le compliment en toute humilité et rajoute même que les études payent. “ J’ai connu des ingénieurs qui étaient pas foutus d’appliquer ce qu’ils apprenaient dans leurs vies… Vous êtes un génie, Adaline. ” Mais devrais-je me questionner sur mon geste ? On verra ça plus tard.

Elle semble même vouloir refuser mon invitation dans un premier temps, comme si elle ne le méritait pas, ce qui me déçoit quelques peu. Mais très vite elle brise cette impression en disant qu’elle serait ravie qu’on aille manger ensemble quelques part. Un sourire revient sur mes lèvres. Ne faudrait pas non plus que je montre ces foutus étoiles dans les yeux que j’ai… “ Promis, je connais un ou deux restaurants plutôt sympa et loin de service des assiettes de minimoys. ” Elle me demande alors si elle peut rentrer chez elle. Honnêtement, non ? Enfin… Si mais… Pour une fois que j’ai quelqu’un de compétent prés de moi, ça me fait un bien fou ! Si seulement je trouvais un moyen de la retenir. Est-ce-que je l’ai faite fuir avec mon geste déplacé ? Je ravale ma salive “ Vous savez, si je vous ai mis dans la gêne à cause de ce baiser c’est… Enfin… Je ne voulais pas… Enfin si je voulais mais… C’était déplacé et je m’en excuse mais… Vous comprenez, je n’avance sur aucune affaire depuis un moment, et votre regard neuf me permet d’envisager d’autres solutions et… ”

Je ne réponds pas à sa question, j’essaye simplement de me justifier en m’enfonçant un peu plus… “ Je vous pries de m’excuser… Si vous voulez partir vous pouvez mais… Enfin, vous pouvez quoi. ” dis-je, à contre-cœur. Elle m’a fait forte impression. Tellement forte que j’ai la sensation que plus rien ne va aller pour le rester de la journée, après ça. Me retrouver entouré d’abrutis, ça ne va pas aider… Dois-je la supplier de m’emmener ?
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