Félicitation à Ada et Nath

Depuis la diffusion d'une vidéo montrant un homme faisant de la lumière avec ses mains se faire tuer par un autre avec un poignard, le monde s'interroge. Existe-t-il autre chose que des hommes sur terre ?
 

 

 Étrangeté automnale (Pv Nath)

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Posté le Dim 7 Oct - 11:17
Pause... J'ai besoin d'une longue pause, de plusieurs heures ou alors je vais finir le cerveau grillé par trop de boulot, de traduction et autres. J'ai à peine le temps de penser ça que mon téléphone sonne... ma parole il a sérieusement envie de me tuer. Je décroche alors que j'entends la sonnerie de mon patron et meilleur ami. « Pitié Grey, laisse-moi respirer, j'en peux plus sérieusement. » Il ricane au bout du fil. Il se fout de moi en plus cet enfoiré ! « Je croyais que tu avais besoin d'action. » Je roule des yeux même s'il ne peut pas me voir. « Tu appelles ça de l'action toi ? J'appelle ça de la torture moi Monsieur ! » Il rigole clairement au bout du fil et son rire contagieux finit par m'attraper. On reste ainsi bien cinq minutes avant qu'il ne reprenne la parole. « J'appelais justement pour te dire que la sortie du livre était retardée de deux semaines, donc que tu avais encore un peu de temps pour finir la traduction et que ce n'est pas pressé à demain. » Je soupirais ostensiblement. « Merci mon dieu, j'avais besoin d'une pause. Et plus jamais tu ne me demandes de traduire quatre livres d'un coup. Sérieux, ce n'est pas humain de demander ça à quelqu'un ! » Dit la fille qui n'est pas humaine. Je secoue la tête alors qu'il ricane de nouveau, fait une semi-promesse et raccroche. Il a de la chance que je l'adore parce qu'il se serait déjà pris un coup de pied au cul et bien ! Je secoue la tête, pose le téléphone et m'extirpe de mon bureau. Purée avec tout le foutoir qu'il y a dessus, je me demande bien comment je fais pour m'y retrouver, va sérieusement falloir que je range un peu, ce ne serait pas du luxe. Mais pas maintenant. Je vais rapidement dans ma chambre, m'habille pour sortir et récupère mon carnet de croquis.

S'il y a une chose que j'adore faire en plus de lire et traduire, c'est bien dessiner. Je ne suis pas ce qu'on peut appeler une artiste, mais j'ai eu pas mal d'année pour m'exercer, donc je suis plutôt normale. Comme quelqu'un qui sait bien reproduire. Souvent, quand mon esprit n'arrive pas à se concentrer, je m'éclipse. Soit j'utilise mon don pour retrouver ma mère, soit je prends mon carnet à dessin et je vais dans au Golden Gate Park. J'y trouve tellement de belle chose à reproduire, tant de souvenir, de bonheur et de joie. Il y a aussi de la tristesse, mais elle semble souvent s'évaporer au contact de la nature. Sans compter qu'il y a une foule de monde, adulte, enfant, bébé. Ce parc est plus vivant que le plus vivant des êtres humains. C'est comme si l'Homme était le sang qui le maintenait en vie. C'est comme si la joie faisait battre son cœur végétal et l'aidait à passer les saisons sans encombre. L'automne est la saison de l'année parfaite pour se mettre aux couleurs brunes et orangées et ça tombe bien, je me sens parfaitement dans cet esprit-là. À croire que le fait qu'Halloween se rapproche ne soit anodin à cet état de fait. Je récupère donc tout mon matériel qui consiste en un carnet, plusieurs crayons de papier et de couleurs, ainsi qu'une gomme et qu'un taille-crayon. On est jamais mieux équipé qu'en prenant tout ce qu'il faut. Une fois tout dans mon sac à bandoulière, j'enfile un blouson et me dirige tranquillement vers le parc. Le plus compliqué c'est de trouver un coin où il n'y a que peu de gens pour avoir un super endroit à dessiner. Et je connais déjà un endroit, comme une petite clairière. Il y a un rocher en son centre qui permet d'avoir une belle vue, ainsi qu'un point d'eau apaisant. L'endroit idéal pour avoir envie de flâner.

Arrivée au parc, je mets tout de même une bonne demi-heure à trouver l'endroit en question. Disons que le parc est sacrément grand. Donc le temps de trouver ton petit coin de bonheur, tu as tout le loisir de rencontrer des tas de personnes. J'ai échangé plus de sourire en une demi-heure que dans toute ma vie, c'est dire à quel point cet endroit et bondé et finalement je le trouve. Mon endroit favoris, celui où quasi personne ne vient. Je me pose près du rocher, sors mes affaires et commence mon esquisse d'automne quand un petit écureuil descend de son arbre pour venir à ma rencontre. Oui, c'est étrange, mais ça m'arrive assez souvent en fait. Il ne reste pas longtemps, très curieux, mais pas très aventureux. Un sourire sur les lèvres, je sens un oiseau se poser derrière. « Eh bien, eh bien. J'ai de la compagnie aujourd'hui. Comment allez-vous ? » Oui, je parle à l'oiseau et alors ? Je ne suis pas la seule à parler aux animaux. Bon d'accord, je dois être une des seules à les comprendre parfaitement. Il piaille comme s'il me répond. « Oh vraiment ? Pourtant le temps est clément et l'endroit parfait pour se reposer. Il y a tant de belle chose à dessiner. Comme un petit ami là-bas qui n'a pas envie de descendre de son arbre mais qui vérifie tout de même si on ne fait pas de dégâts à son endroit. » Je souris doucement alors que l'oiseau piaille de plus belle, me faisait rire. Voilà, c'est de ça dont j'avais besoin. Un bon bol d'air, un peu de discussion irréelle avec un oiseau et le tour est joué, je me sens déjà plus légère.


Dernière édition par Adaline M. Coleman le Mer 17 Oct - 13:45, édité 4 fois
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Posté le Mar 16 Oct - 13:52
Etrangeté automnaleLa journée était calme, presque trop paisible d'ailleurs. L'institut n'était pas remué par les plus jeunes qui chahutaient et tous semblaient être prit dans leur petites affaires. Les vacances peut être ? Ou Halloween qui approchait ? Bah, que ce soit l'un ou l'autre, Nath n'en avait pas grand chose à faire. Ce n'était pas le genre à faire le tour des maisons ou à se déguiser, et il ne partait que très rarement en vacances. Un acharné du travail cet homme, il avait besoin de s'occuper l'esprit. Mais voilà, aujourd'hui, la boutique était fermée. Le propriétaire avait décidé d'en prendre des vacances lui, comme tout les ans à cette période de l'année. Une semaine complète pendant laquelle il lui faudrait trouver une toute autre occupation.

Armelle avait bien tenté de l'embarquer dans une sortie avec un petit groupe de traqueurs et traqueuses, mais il avait poliment refusé en prétextant avoir autre chose de prévu. Du coup, il avait du quitter l'institut pour prouver qu'il ne resterait pas seul à trop penser. Bon, il allait certainement ressasser un peu trop de choses, mais c'était son quotidien à présent alors il était habitué.

Une fois assez éloigné du bâtiment, il s'arrêta un instant au bord d'un trottoir à regarder autour de lui. Qu'est ce qu'il pourrait bien faire ? Le temps était clément, le soleil bien haut et les nuages avaient laissés place à un ciel plus bleu encore que ses yeux. D'ailleurs, il les cacha derrière une paire de lunette de soleil. C'était ça les iris clairs, ils souffraient plus facilement lorsqu'il y avait trop de luminosité. Bien, il n'avait qu'à se rendre au parc, ça lui changerait les idées.

Vêtu d'un jean bleu et d'une chemise noire, il portait ses chaussures de ville, ayant remonter ses manches parce que les températures semblaient plus hautes que celles normalement de saison aujourd'hui. Le fait que ce soit lourd en ce moment, laissait présager quelques orages à venir. Etrangement, il aimait la pluie. Ca semblait calmer quelques douleurs au fond de son coeur. Il commença par parcourir le sentier du parc, passant devant des bancs et bien des gens. La plupart semblaient enjoués et saluaient d'un sourire tout ceux qu'ils croisaient. Du coup, il finit par traverser dans l'herbe avec l'espoir de croiser moins de monde. Caressant l'espoir d'un peu de solitude.

Un rocher dans un coin un peu plus isolé sembla lui faire de l'oeil, mais en s'approchant, il entendit la voix d'une demoiselle. Faisant quelques pas de plus, il put l'apercevoir et esquissa un léger sourire en voyant qu'elle parlait à un oiseau. Ca l'amusa un peu, arrivant vers la fin de sa phrase certainement.

- Je doute qu'il puisse vous répondre. Mais c'est assez adorable de voir une si jolie jeune femme discuter avec un rouge gorge.

Son regard glisse le long du visage de l'inconnue, avant de tomber sur son dessin en cours. C'est qu'elle était douée, son dessin semblait si réaliste.

- C'est vraiment beau ce que vous dessinez. Ca a du vous demander des années d'entrainement.

Finalement, la solitude ne l'intéressait plus tant que cela. Discuter avec la jeune femme devenait son occupation et puis, Armelle serait ravie de le voir s'intéresser un peu à sa vie sociale et d'autres personnes. Le nombre de fois où elle lui avait reproché de rester trop souvent seul alors que la ville était bondée..
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Date d'inscription : 13/09/2018
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Posté le Mer 17 Oct - 13:40
Étrange non ? Cette conversation. Peut-être que pour un œil extérieur, tout cela paraît réellement bizarre. Qui pourrait s'imaginer que je suis capable de parler avec un animal et de le comprendre en plus ? Probablement uniquement ceux qui ont le même don que moi, ou ceux qui me traquent. Après tout, on ne connaît ce que l'on traque que parce qu'on sait à quoi s'attendre. J'espère ne pas tomber sur un traqueur sérieusement. Enfin d'un autre côté, je ressemble juste à une folle qui dessine et parle à un pauvre piaf perdu à côté d'elle. Certains pourraient se demander pourquoi il ne s'envole pas. D'autres chercheraient à faire pareil que moi. Enfin bref, je me perds encore dans mes explications foireuses, oubliant un temps le stress, la pression de certaine traduction. J'en viens à me demander si être traducteur n'est pas aussi galère que d'écrire un bouquin, avec les idées en moins... Nan je blague, écrire un livre est bien pire. Le problème pour les traducteurs, c'est de devoir traduire plusieurs livres en même temps et de devoir les traduire avec les bon sentiments, ceux que l'auteur a voulu faire transparaître. C'est ça le plus compliqué en fait. Mais je m'égare de nouveau. Je trace de nouveau contour, donnant inextricablement vie à ce paysage devant mes yeux, répondant doucement à l'oiseau quand j'entends une voix grave sur le côté. Je tourne la tête vers le nouvel arrivant, qui n'a rien d'un animal et surprend mon oiseau à reculer. Je souris doucement. « Effectivement, il ne peut me répondre, mais c'est tellement plaisant pourtant de l'entendre piailler doucement comme s'il le faisait. »

Je me lève tranquillement alors qu'il s'enfuit à tire d'aile. Un rire s'accroche à mes lèvres. « Des années oui et tous les moments où j'ai eu besoin de m'évader pour sortir la tête du boulot. Ça permet de faire de très nombreuses choses, j'ai choisi d'immortalisé les moments où la nature se paraît de ses plus beaux atours. » Je lui fais un grand sourire et me lève tranquillement. « C'est la première fois que je vois quelqu'un venir jusqu'ici. » Parce que franchement, je viens souvent dans les environs et je n'ai encore jamais vu qui que ce soit ici. Je laisse mon regard s'égarer sur lui, le détaillant sans jamais m'arrêter réellement sur sa personne. Il est plutôt du genre sexy et bien habillé. Je vois une certaine raideur dans ses gestes, peut-être n'a t-il pas l'habitude de discuter avec des gens, ou alors peut-être voulait-il trouver un coin tranquille. Je n'en sais rien, mais étrangement, je suis contente qu'il soit venu ici, qu'il ait tenté l'aventure jusqu'à ce morceau de clairière qui n'a rien de très compliqué. J'aime rencontré des gens, je ne vais pas mentir là-dessus. Même si j'ai toujours peur de perdre ceux qui me sont proche, j'aime rencontrer de nouvelles têtes. Pas seulement pour les rencontres, mais aussi pour apprendre d'eux. On a toujours tellement à apprendre des autres. Enfin ça, c'est ma vision du monde, il est dommage que d'autres ne le voient pas de cette façon.

Humain, occultiste, traqueur, altéré. Pourquoi devrons-nous être différent les uns des autres ? C'est comme quand on côtoie d'autres cultures, ce n'est pas parce que nous sommes différents, que cela doit forcément être un problème pour s'entendre. Je secoue la tête un instant et revient dans le présent. Ce n'est pas le moment de penser à n'importe quoi. Je souris doucement en tendant ma main. « Je m’appelle Adaline. » Je regarde autour de moi, vois si d'autres personnes semblent être intéressé par nous, mais tout le monde se fiche bien de tout ceux qui ne sont pas sur le chemin officiel. Tant mieux. « Alors qu'est-ce qui amène un jeune homme aussi trognon que vous à s'isoler dans ce genre d'endroit ? » Je souris doucement et parce que j'ai envie de le voir sourire je rajoute, comme une détective. « Ne me dites rien. Vous avez toutes une troupes de filles derrière vous ? Ou alors vous avez cassé la tasse préféré de votre patron et vous vous planquez ? Non, vous avez trouver un trésor caché pas loin ? » Je lui souris avec une pointe d'espièglerie. « Allez-y, vous pouvez tout me dire. Vous faites un trafic de fleur c'est ça ! » Je ris de ma propre bêtise, mais ça fait du bien de rire de ce genre d'idiotie franchement, y'a rien de plus agréable de se sentir libre. J'espère qu'il ne me prendra pas pour une folle, mais au pire, le mal est fait hein !
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