Félicitation à Ada et Nath

Depuis la diffusion d'une vidéo montrant un homme faisant de la lumière avec ses mains se faire tuer par un autre avec un poignard, le monde s'interroge. Existe-t-il autre chose que des hommes sur terre ?
 

 

 "it's my business" calixte

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Posté le Mer 7 Nov - 12:52
Avant l’event, je commençais à en avoir marre de ce musée, je n’arrêtais pas d’y mettre les pieds depuis plusieurs semaines alors même que le bal de charité était passé. Mais ils avaient d’autres plans, d’autre choses à planifier et bien sur ça m’impliquait moi. J’en avais vraiment marre de perdre mon temps ici, mais fort heureusement je n’avais pas eu besoin de retourner voir l’autre mec désagréable des archives, cette fois-ci je devais attendre dans le musée lui-même, plus exactement à l’accueil, mais comme j’étais loin d’être patient, j’avais rapidement déserté pour me laisser porter dans les différentes pièces. Il y avait un avantage certain à un musée, il n’y avait presque jamais de monde et c’était presque supportable et agréable de m’y promener, du moins ce fut le cas jusqu’à ce que je croise un groupe de cinq ou six personnes avec un guide visiblement perdu. Salieri né à Vérone ? Elle était en carton cette guide ou quoi ? Souriant plus pour moi-même qu’autre chose, je ne pris pas vraiment la peine de ranger mon portable lorsque je me raclais la gorge pour l’interrompre. Au contraire, être aussi stupide sur un sujet aussi important que la musique avait le don de m’agacer au plus haut point, « Si le but est de transmettre des connaissance j’aurais davantage dit que Salieri était né à Legnago, province de Vérone en effet, mais pas Vérone, et ancienne République de Venise. ». Continuant ce que j’étais en train de faire sur mon téléphone, je finis par lever la main comme pour l’inviter à continuer.

Quoi que… Relevant les yeux, sourire arrogant sur le visage, je me permis une petite mise en garde, « Osez déclarer quoi que ce soit de Pouchkine sur une éventuelle rivalité entre Salieri et Mozart et je vous fais renvoyer pour stupidité. », la menace était réelle, les guide souvent incompétent et incapable de fournir de véritable cours d’histoire en une visite, alors bien souvent ils ne faisaient que de pâle résumé pour satisfaire les curieux et faisaient par exemple passer Salieri pour un grand méchant qu’il n’était guère. J’étais sans doute la personne que l’on désirait le moins croiser lorsque l’on abordait la musique. J’étais passionné, et peu sympathique. Si Nolen avait de grandes connaissances générales, moi c’était la musique et je le défiais même lui de m’apprendre quelque chose sur les plus grands musicien de ce monde. Quoi qu’il est partagé quelques moment avec certains d’entre eux ne me permettant pas de le reprendre, mais c’était tout et là femme devant moi n’était sans doute pas aussi âgée que l’Occultiste alors inutile de lui laisser le moindre bénéfice du doute. Elle bâclait son travail, tout simplement.


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Posté le Dim 11 Nov - 10:22
It's my business
Si on lui avait dit que sa journée de travail serait pourrie par un grognard sorti de nulle part, elle ne serait certainement pas venue au musée aujourd'hui. Ce sont des choses qui arrivent. Il y a a bien des élèves qui viennent parfois juste pour admirer ses courbes féminines comme tous les jeunes hommes de leur âge, qui ne savent pas contrôler leurs hormones. Il y a des groupes scolaires, souvent peu intéressés par la visite, des groupes de touristes voulant se renseigner sur les différents domaines proposés au musée, des élèves d'art ou de musique venant pour en savoir plus, et des habitués. Et dans le lot, il y a toujours quelqu'un pour remettre en cause la guide, pour la faire tourner en bourrique et la faire passer pour une imbécile auprès de tous. Malheureusement pour Calixte, aujourd'hui, elle allait accueillir le dernier cas. Alors qu'elle se lançait sur sa présentation de Salieri, quand un homme fit entendre sa voix. Elle le chercha dans la foule, et le trouva, rivé sur son téléphone. Génial, un chieur qui en plus de ça ne lui accorde pas plus d'importance qu'à son pauvre jouet désarticulé. « Vérone ou Legnago, province ou pas, c'est le même endroit. Vous permettez que je continue ? » Visiblement, non, il n'en avait pas fini avec elle. Elle poussa un soupir soupir, pinçant les lèvres en l'observant. Ses dernières paroles eurent le don de l'agacer au plus haut point, et la jeune femme sembla déjà perdre son sang froid, regrettant de ne pas être restée chez elle sous sa couette à réfléchir au véritable sens de la vie. Le fait qu'on la menace de la faire virer de son seul boulot pouvant lui permettre de vivre convenablement la rendit d'autant plus nerveuse. Des chuchotements parcourent le groupe, qui ne savait pas comment réagir face à cette altercation. Comme si c'était une mauvaise blague, une pièce de théâtre créée sur mesure pour tous les piéger. « Osez me traiter d'incompétente et me remettre en question une nouvelle fois et je vous fais renvoyer pour non-respect du personnel. » Ce n'était pas le meilleur moyen de se défendre, elle en avait confiance, mais elle ne savait plus vraiment comment réagir. Dommage qu'elle n'ait pas le matériel nécessaire pour disparaître derrière un nuage de fumée. Désormais, elle le fixe droit dans les yeux, le défiant de rajouter quelque chose. « Alexandre Pouchkine fait paraître en 1830 une pièce de théâtre du nom de Mozart et Salieri, dans laquelle il insinue que Salieri est le coupable principal pour la mort de Mozart. Selon lui, les hostilités entre le maître et l'élève étaient telles qu'Antonio aurait voulu empoisonner son élève. Toute rumeur, aussi infondée soit-elle, est forcément née d'un événement. Par conséquent, il est possible que ce soit le cas. Mais malheureusement, il n'existe aucune personne encore vivante et ayant été témoin de la scène pour nous retranscrire la vérité. » Elle reprend un court instant sa respiration, et sourit à la foule d'un air un peu trop ravi, espérant que cela suffise pour fermer le clapet de celui qui avait osé insulter son travail. « Chacun a donc le droit de croire en sa propre version. » Son regard se reporta encore sur lui, et elle lui sourit à son tour, se préparant à un retour de flammes imminent.

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Date d'inscription : 03/07/2018
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Posté le Lun 12 Nov - 11:13
Elle était imprécise au possible, ça en devenait légèrement vexant à la longue, non pas pour moi, mais pour les compositeurs qu’elle devait bafoué à longueur de journée. Levant donc les yeux au ciel, je me contentais de la menacer en guise de réponse et elle ne sembla pas vouloir en rester là. Si je continuais à lui parler ainsi elle me ferait renvoyer ? Bien sur, ce musée ridicule avait les moyens de se payer quelqu’un d’autre pour les soirées de charité. Et c’est elle qui attirait du monde peut-être ? « Je suis sûr que si on va voir le directeur maintenant, vous serez sans travail ce soir. », et puis elle reprit, sortant ce que tout le monde déclaré pour mettre Salieri dans le rôle du grand méchant. Y avait-il quelqu’un d’assez intelligent pour retranscrire correctement toute l’histoire ou il fallait continuer à se taper ce genre d’ineptie ? Soupirant, je levais une nouvelle fois les yeux aux ciels, abandonnant pour de bon tout le respect que j’avais pour sa profession de voleur, « Inutile d’être témoin de quoi que ce soit, Mozart c’est tué seul à la tache et aucune mère saine d’esprit n’aurait confié son enfant à l’assassin de son père. Ne soyez pas plus stupide que vous ne l’êtes déjà et voyez les fait dans son ensemble. Vous traitez de Salieri avec un magazine people là. », pas étonnant qu’elle ne soit que guide et pas professeur dans une quelconque université.

Souriant toujours avec arrogance, je voyais sa conclusion comme une déclaration d’échec. Elle se cachait derrière le libre arbitre de chacun pour démontrer combien elle était incompétente. Les différentes versions d’une même histoire n’existaient que pour aller à l’encontre de la vérité. Il n’y avait qu’une seule et unique façon de produire un résultat, il n’y avait pas dix façon d’y arriver et si les version divergé, c’était simplement pour les esprits faibles. « Vous avez quand même conscience que le monde ne tourne pas dans deux sens différents simplement car chacun à le droit de penser ce qu’il veut ? », fallait-il lui mettre le nez dans toutes les évidences ? J’étais déjà assez embêté comme ça d’être ici alors que j’aurais tout fait pour être chez moi tranquillement. Il y avait bien trop de monde dans les parages, bien trop de tentation pour mon propre bien. Alors l’entendre dire autant de connerie à la suite ne m’aidait pas à garder mon calme. Baissant de nouveau les yeux vers mon portable, je reprenais mon activité en la laissant se perdre dans sa médiocrité.

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