Félicitation à Ada et Morgan

Depuis la diffusion d'une vidéo montrant un homme faisant de la lumière avec ses mains se faire tuer par un autre avec un poignard, le monde s'interroge. Existe-t-il autre chose que des hommes sur terre ?
 

 

 lonely hearts club (jessie)

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Kane E. Briggs
Date d'inscription : 04/01/2019
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Posté le Mar 8 Jan - 5:06
lonely hearts club
feeling super suicidal, the wasted years, the wasted youth, the pretty lies, the ugly truth
Silence pesant dans cet appartement béant, la morosité accompagnant son hôte dans cette routine putride. Pas d’animosité ni d’agitation, que le vide dans sa splendeur livide. Trou noir qui dévore le moindre espoir dans ce quotidien infernal. Puis le visage apparait, l’apparence défaite et les traits tirés. Petite poupée à la beauté fatiguée. Monstre bien caché derrière la pureté. Elle maquille l’atrocité, peignant les courbes de son minois innocent pour cacher les secrets béants. Ces murmures interdits, ces envies folies, de sang, de temps, de douleur. Destruction idolâtrée avant même d’avoir su exister. Kane elle est cette môme un peu particulière, qui n’a pas d’autres choix que de survivre dans son enfer. Ne pouvant pas même en terminer de son existence délabrée. Figée à cette fatalité, à cette malédiction aux effluves de condamnation. Alors elle cherche la poupée à trouver le beau dans la laideur. A s’accrocher avec rigueur à un semblant de normalité.
Car sinon comment elle fait ?
Pour simuler qu’elle est encore en vie dans cette réalité.


Le corps se teinte de rouge, quand il s’empresse dans une robe bien trop courte. Sous le désir de provoquer, de chercher le danger. Besoin d’adrénaline dans ses veines serrées, d’un instant où tout va basculer. Pas comme cette nuit ensanglantée. Pas dans la saleté. Mais elle peut s’amuser la gamine, faire semblant de danser, de sourire pour quelques gueules abîmées. Car elle aime l’effet qu’elle fait. Le poids des regards sur sa carcasse étourdie, l’envie qui s’effrite dans les prunelles abruties. Alors elle use la poupée de son charme maladroit et de ses instincts d’effroi. Puis elle disparait de cet appartement décrépi pour s’immoler loin de son déni.

Marchant sous la lune opaque, elle suit les corps errants, danse sous les lumières bipolaires pour trouver un repère. Un exil loin des préoccupations futiles. Puis elle s’incruste dans une soirée étudiante sans difficultés, sa jeunesse reflétant dans ses traits. Et elle contemple l’humanité, celle qu’elle envie tout autant qu’elle hait. Cette normalité si désirée et si répugnée. Innocence à profusion et ignorance à la con. Et elle le sait la poupée, qu’elle trouvera facilement quelqu’un d’assez amoché pour se nourrir. Alors elle s’écarte un peu des carcasses chancelantes, des regards étourdis pour se poser près du bar. Et les phalanges attrapent une bière, tandis qu’elle observe en cherchant une proie. Pauvre brebis égarée qui fera sa soirée. Kane elle reste en retrait, en balançant ses hanches doucement, l’alcool brûlant sa trachée. Et elle attend simplement une opportunité.
Une ouverture avant l’usure…

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Jessie E. Hassan
Date d'inscription : 26/07/2018
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Posté le Mer 9 Jan - 17:28
Une soirée étudiante comme bien d’autres, une soirée ou il est compliqué de faire semblant, de ne pas se laisser envahir aussi par les émotions des autres. Fort heureusement, l’alcool commençait déjà à faire son oeuvre et les principales inspirations de certains commençaient déjà à tourner autour de quelque chose de bien plus triviale. Du moins je le devinais, mais au vu de ce qu’ils ressentaient… Je ne me faisais pas vraiment d’illusion. J’étais censé enquêté, mais j’avais surtout envie de me sortir la tête de l’eau, de ne plus être noyé sous ce qu’on attendait de moi. Je devais protéger les gens autour de moi, le danger était réel, mais je ne pouvais pas renier ce que j’étais, celui que je m’étais construit ici. J’avais besoin d’une pause et l’alcool allait m’y aider. M’avançant vers le bar improvisé, j’attrapais un verre et une bouteille pour me servir un verre bien trop serré d’alcool avant de regarder ce qui m’entourait. Beaucoup de couple déjà fort collé, d’autres se découvrant, hésitant et puis il y avait elle. Elle se semblait pas être consumé par les mêmes émotions, comme si elle s’était déjà éloigné de tous ceux présent ici. Elle en était presque reposante si il n’y avait pas cette douleur presque latente coulant dans son esprit. Elle, elle ne pourrait qu’être intéressante, bien au delà de ce qu’un Traqueur aurait pu chercher, non, là il était question de Jessie. M’approchant alors d’elle, je m’arrêtais à un pas avant de lui sourire sans vraiment cacher les intentions que je pourrais avoir. On est en soirée non, même si elle me semblait déjà bien loin des aspirations de chaque personne ici, elle était dans une soirée étudiante et j’étais un étudiant. « Salut. », soufflais-je avant de lever mon verre vers elle pour appuyer mes mots.

À peine avais-je bu quelques gorgée que déjà l’alcool me brulait la gorge. J’avais peut-être un peu trop chargé… « T’es nouvelle à l’université ? Je t’ai genre jamais vu. », déclarais-je. J’étais sûr de cette affirmation, je ne l’avais jamais vu et j’avais une excellente mémoire des visages, Traqueurs oblige. Elle était nouvelle, elle semblait en marge de cette soirée, et elle avait un physique franchement appréciable, si toutefois elle ne me renvoyait pas d’ou je venais, je prévoyais déjà une soirée intéressante et ce quelque soit la finalité. Après tout on pouvait parler aussi non ? Enfin, on va pas se mentir, c’était pas ce que j’attendais de suite, surtout pour me changer les idées. J’étais peut-être ridicule, mais sincèrement, être élevé pour sauver le monde de ce qui semblait-être des monstres c’était fatiguant, surtout quand on avait grandis en était sûr que les choses n’étaient pas aussi simple.

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Kane E. Briggs
Date d'inscription : 04/01/2019
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Posté le Jeu 10 Jan - 6:49
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Le regard danse face aux corps en transe, repérage avant le carnage. Entre les carcasses accrochées et les sourires forcés sous les tentatives de séduction délabrées. Elle aspire tout la poupée, faisant le guet des pêchés et des vices. Pour mieux se repérer, trouver la proie sacrifice. Car la faim n’est jamais rassasiée, manque oppressant qui hante et qui quémande pour encore un peu de sang. Accompagnée de cette douleur à l’intérieur, brûlante et suffocante. Malédiction quotidienne qui ne donne aucun choix. Sauf celui de se transformer en effroi. Beauté venimeuse, atrocité pernicieuse. Elle attend simplement le bon moment pour attaquer, l’opportunité pour dévorer les relents de son humanité. Et ça tourne tout autour, les étudiants s’amusant dans l’inconscience et l’ivresse. Loin de se douter de la diablesse derrière l’apparence attachante. Simple gamine qui boit sa bière sans faire de misère. Elle a la gueule des innocentes la démente. Et elle attend sa sentence… Son échappatoire pour la nuit, sa victime pour sa survie. Puis y’a cette voix qui résonne à proximité, qui la fait sursauter dans son inertie. Et le regard rencontre les traits doux, arpente le sourire secret, contemple ses lèvres marquées par une cicatrise délabrée. Môme qui cherche la cohue, qui trouve son divertissement éperdu. Désir de trouver un corps auquel s’accrocher. Pour s’évader de cette soirée. Peut être noyer la folie de ses pensées. Pauvre fou qui n’a pas idée du danger. « Salut. » Il fait l’innocent le brun, levant son verre un peu timidement pour attraper l’attention. Et elle répond la cruelle avec son sourire de dentelle. « Hey. »
Si seulement ils savaient les errants…
Qu’ils devraient se buter à l’instant.

Natures contradictoires et fin dérisoire, elle l’a trouvé la poupée sa condamnation à perpétuité. Pourtant, elle reste ainsi à la scruter le joli avec ses prunelles grandes écarquillées et son rictus abruti. Observant sa grimace sous la boisson sans doute trop alcoolisée, elle hésite la perfide à relancer la discussion. Mais il reprend le brun, ne lui laissant pas le temps. « T’es nouvelle à l’université ? Je t’ai genre jamais vu. » Et le sourire s’agrandit légèrement, l’esprit s’agite désespérément pour trouver un mensonge aisé sans se faire repérer. Une solution rapide pour éviter les questions livides. « Ça se voit tant que ça ? » Et elle répond Kane du tac au tac, jouant sur l’innocence et la taquinerie pour reprendre le cours de cette folie. Puis elle se fait provocante la démente. Besoin de s’amuser elle aussi. De contrer les interrogations en offrant une diversion. Elle récupère le verre du gamin pour avaler une gorgée puis elle lui rend en grimaçant. L’inconscience dans la gestuelle, l’insolence dans l’opportunisme. «  Ok il est sacrément corsé ton verre. » Et elle se reprend directement, feintant la maladresse dans son impolitesse. « Je m’appelle Kane et tu es ? » Tentative de « s’intégrer », quête de savoir qui lui fait face avec audace. De juste retenir l’identité de celui qu’elle va charmer avant de piéger.
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Jessie E. Hassan
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Posté le Jeu 10 Jan - 9:35
Hey… Elle m’avait répondu, c’était déjà une bonne chose, souriant, j’avais cherché à savoir qui elle était, ce qu’elle faisait là. Ok, sans doute c’était pour faire la fête, mais je ne l’avais jamais vu et je ne doutais pas un seul instant de ma capacité à mémoriser les visages. Elle n’était pas étudiante, du moins pas depuis longtemps et elle ne tarda pas à me le confirmer. Elle était pas intégré, quoi que ça, ça soit courant même pour les plus anciens, mais ça et le fait qu’un visage comme celui-là me soit inconnu, il ne fallait pas être stupide pour faire le rapprochement. Après elle pouvait aussi ne pas être étudiante, les squates étaient régulier, mais pourquoi aurait-elle mentit ? « Je suis du genre sociable et fêtard, alors je pense pouvoir reconnaitre les nouvelles têtes. », mensonge, quoi que j’aurais envie que ce soit aussi simple, mais elle était mortelle, humaine et je me voyais mal lui dire quoi que ce soit. Parler à quelqu’un de neutre aurait pourtant fait beaucoup de bien à mon âme torturé. Perdu dans mes réflexions, je fus presque surpris de sentir mon verre m’échapper, je n’étais pas du genre à lâcher les choses. Baissant les yeux sur ma main, je la vis elle verre à la main avant qu’il ne finisse à ses lèvres. Ok, c’était cavalier, mais je n’allais pas m’en plaindre. Quand à la rudesse du breuvage, « J’ai eu la main lourde. », expliquais-je avant de lui reprendre et d’entendre enfin son nom.

Kane donc, « Jessie, mais tu peux m’appeler Jess. », mes parents avaient eu de l’humour sur le coup, mais je n’avais pas honte de mon prénom, même si parfois il était clair qu’on attendait une femme et non un homme, mais c’était de toute évidence le même problème pour elle. Kane ne faisait pas forcément super féminin comme prénom, mais ça restait un prénom. « Alors dis-moi Kane, pour quelle spécialité as-tu rejoint l’université de San Francisco ? », une discussion banale, peut-être un peu trop, mais qui avait simplement pour but de ne pas passer pour ce genre de mec ne voulant qu’une chose. Ok il était clair que si elle voulait être facile, avec l’alcool et l’ambiance je ne dirais pas non, même si clairement elle ne devrait pas être facile, mais je n’allais pas non plus me tirer si la conversation continué. Il y avait quelque chose chez elle de si inconnu, étrange… Ok, vu la merde dans mon esprit à cause des émotions partagés de tous c’était excessivement compliqué d’avoir une idée précise de ce qui se passait dans ça tête, mais ça resté différent, comme effrayant. « Pour t’éviter la question chiante je suis en psychologie. », ajoutais-je en reprenant une gorgée. Si je finissais sobre, j’aurais de la chance sérieusement.

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Kane E. Briggs
Date d'inscription : 04/01/2019
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Posté le Jeu 10 Jan - 10:30
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Y’a quelque chose d’étrange dans l’échange. Quelque chose d’attrayant dans le regard pétillant, entre les traits charmants. Un truc qu’elle ne comprend pas vraiment la môme. Sens alertés, intérêt poussé. Qui es tu inconnu ? Trouble caché, masque bien gardé sur le visage poupin pour ne pas alerter l’incompréhension ou l’agitation. Seules les prunelles continuent de décrypter l’étranger, d’observer la carrure et les courbes. Elle mate un peu la poupée en retrait, cherchant une raison à sa curiosité. Ne comprenant pas les émotions en ébullition, ni ses songes à la con. Questions en suspens et réponses muettes. Il la perturbe cet avorton. Mais elle cache tout la jolie, endort sa folie. Pour continuer de participer à la discussion, pour ne pas s’enfermer dans cette illusion. « Je suis du genre sociable et fêtard, alors je pense pouvoir reconnaitre les nouvelles têtes. »  Et il enquête lui aussi à sa façon. Tentant de percer le mystère du calvaire, de savoir où elle vient la beauté meurtrière. La berçant aussi de mensonges. Car ils sont contraires les pantins désarticulés. Deux forces censées s’enterrer. Mais aucun n’imagine cette éventualité. Elle bien trop naïve pour s’en douter, lui cherchant juste un plan pour la soirée. Alors elle continue de jouer son rôle la frivole. Prenant quelques libertés face à l’orphelin, opportunisme malsain. Elle lui vole son verre rapidement pour plonger ses lèvres dans la boisson avant de regretter son action. Cocktail bien corsé, échappatoire délabrée. Il risque de finir complètement bourré l’étranger et ça lui plait.
Car elle aura une chance de l’attirer dans son obscurité.

« J’ai eu la main lourde. »  Le sourire reste en mirage avant le carnage. Simples banalités échangées, échange qui risque vite de s’enflammer. Elle réfléchit la beauté à comment elle va le piéger. Alors elle lui donne son identité, preuve de confiance alors qu’ils se mentent consciemment. « Jessie, mais tu peux m’appeler Jess. »  Ironie dans les prénoms donnés, l’un plus féminin l’autre plus masculin. A croire que leurs parents avaient besoin de s’éclater au moment de les nommer. « Alors dis-moi Kane, pour quelle spécialité as-tu rejoint l’université de San Francisco ? »  Puis la curiosité trop poussée, la môme qui boit quelques gorgées de sa bière pour réfléchir à une réponse misère. Elle panique Kane un peu, beaucoup. Ne connaissant aucune des spécialités de cette putain d’université. Alors le regard s’abaisse, cherche une échappatoire dans ce piège dérisoire. Commerce ? Non. Science ? Non. Bon ok. Technique B. « Ok j’ai menti, je suis pas étudiante ici. » Elle énonce la vérité la poupée. Car au moins Jessie ne risque plus de l’interroger. « Je me suis incrustée à cette soirée, alors me dis pas que c’est toi qui l’a organisé. » Elle feinte la peur la gamine. Tente de faire l’intimidée pour éviter de trop s’enfoncer, de garder un semblant de rationalité. « Je voulais juste trouver une échappatoire pour une nuit et me vider les pensées, alors s’il te plait gardes mon secret. » Et ça c’est vrai. Le désir de s’exiler, d’essayer de s’adapter à cet univers de travers. De profiter un peu de cette vie de déni. Elle en a besoin la gamine de cette bulle d’air frais. De juste respirer loin de son quotidien ou de ses clients malsains. Pas l’envie de jouer à la pute ce soir. Juste de danser pour retrouver l’espoir. « Pour t’éviter la question chiante je suis en psychologie. »  Et il revient sur lui le gamin, alors que son regard s’abaisse et que le sourire persiste. Elle essaie Kane du coup de se renseigner. « C’est combien d’années ton cursus ? » Tentative de cerner, de le piéger aussi comme il l’a fait. Si ça se trouve c’est aussi un incrusté. Puis elle finit sa bière la brune avant de détourner l’attention sur une diversion. « Ça te dirait de danser ? »
Car elle doit l’occuper, au moins essayer de comprendre qui il est.
Et pourquoi il lui fait cet effet.
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Jessie E. Hassan
Date d'inscription : 26/07/2018
Messages : 49
Posté le Jeu 10 Jan - 12:30
La panique, je l’avais senti monter et j’eus un mal fou à savoir qui ressentait ça exactement si bien que durant de longues seconde j’étais incapable de me concentrer. Quelqu’un avait eu peur et ça m’étouffait entièrement. Cette personne c’était elle, elle m’avait menti, elle n’était pas étudiante et c’est pourquoi qu’elle avait aussi peur ? Car elle était venu s’incruster et qu’elle avait peur qu’on réagisse mal ? J’avais un mal de chien à reprendre le contrôle sur mes propres émotions et je mis plus de temps que nécéssaire à répondre à ce qui aurait du être simple. « J’organise pas cette fête et rassures toi, je pense qu’il y a quelque chose comme 40% de squatter comme toi ici. », ce qui impliquait que c’était normal, qu’il n’y avait pas de crainte à avoir. Ça me semblait quand même assez violent pour un simple mensonge, mais parfois, avec certains, la prudence n’était pas de trop, après tout elle profitait de l’alcool des autres et elle pouvait aussi faucher des trucs. Il y avait rarement de problème, c’était un accords tacite entre tout le monde, mais j’imaginais que parfois, il y avait des exceptions pour confirmer la règle. Lui donnant une réponse me concernant, elle me demanda alors en combien d’années j’étais censé faire mes études. C’était là tout le problème, j’avais 29 ans, j’en paraissait 19 et cela ne faisait que deux ans que j’avais commencé mes études pour ne pas me griller trop vite et j’étais pas certain de finir mes études. « Ça dépends si je finis ou pas en fait, mais genre de mémoire c’est cinq ans à tirer. », le pire était que si j’arrêtais, personne ne le saurais, j’aurais mon diplôme et quelqu’un s’occuperait de m’effacer de l’esprit des gens, enfin moi, car je le pouvais. Vivre et se faire oublier pour eux, pour qu’ils puissent s’en sortir.

Une proposition vient d’elle-même, danser, j’étais pas le meilleur danseur au monde, mais je m’en sortais quand même assez pour ne pas être ridicule. Finissant mon verre en cul sec, je regrettais presque aussitôt de l’avoir fait, la menace d’une violente gueule de bois se profilant déjà à l’horizon. Abandonnant mon verre dans une poubelle j’avançais dans la foule comme signe d’acceptation. Elle était plus petite que moi, l’avoir très prêt de moi me le faisait comprendre, car oui, hors de question de danser à une distance convenable quand il était évident qu’elle me plaisait. Sauf qu’après une dizaine de minute à combattre corps contre corps, l’alcool me joua un sacré tour en laissant ce don me paralyser, « Désolé, je crois que j’ai bu un peu vite. », murmurais-je à son oreille après m’être pencher sur elle pour m’excuser. J’aimais bien jouer, mais j’avais pas envie de lui pourrir la soirée avec tout ce qui m’étouffait le crâne. Me faufilant entre les corps serrés, je finis par trouver l’escalier et le monter jusqu’à rejoindre la salle de bain pour m’y isoler un peu. Même quand je voulais juste souffler mon sang me rappelait que je devais traquer et tuer. Me passant un peu d’eau sur le visage, je finis par poser mes bras tendu sur le meuble pour attendre que la migraine venant de se brouhaha se calme.

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Kane E. Briggs
Date d'inscription : 04/01/2019
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Posté le Ven 11 Jan - 4:51
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Tendre tension dans la discussion, douce pression face aux sensations. Les pantins désarticulés ils semblent avoir du mal à se concentrer, perturbés chacun de leur côté. Par les reflets de l’opposé, par les sentiments incohérents. Effet étrange et nuisance délabrée. Y’a comme un temps de réflexion, un instant de suspicion. Avant l’implosion, la condamnation. Danse morbide de deux inconnus qui cherchent la cohue. Pour comprendre l’étendue des pensées, pour décrypter les silences prématurés. Mais il reprend le brun le même refrain. L’innocence en fragrances et l’ignorance sur sa gueule d’ange. « J’organise pas cette fête et rassures toi, je pense qu’il y a quelque chose comme 40% de squatter comme toi ici. » Et elle relâche la pression la môme, soupire un coup face à son agitation. Anxiété régulée et sourire dessinée sur la bouche carmin. Quand elle le scrute toujours en coin, persuadée qu’il cache quelque chose le malsain. « Ok tu me rassures. » Car elle ne se voyait pas rentrer la beauté. Pas prête à retourner à son quotidien morose et ses habitudes ecchymoses. Puis elle reprend son enquête la défaite. Entame son interrogation pour en savoir plus sur lui, pour savoir ce qu’il cache derrière son rictus ahuri. Méfiance habituelle et confiance faite de dentelle. Elle le questionne Kane sur sa formation, sur ses études à la con. Et il n’hésite pas ce coup ci la folie. Il répond rapidement pour éviter la curiosité béante. « Ça dépends si je finis ou pas en fait, mais genre de mémoire c’est cinq ans à tirer. » Le regard arpente les traits, tente de déceler le mensonge derrière la vérité. Car il semble bien trop discret Jessie, alors elle retient l’information avant d’offrir une distraction. Puisque sa formation ne l’intéresse pas tant et qu’elle veut gratter la surface sur son identité plus sur ce qu’il fait. Elle l’invite à danser la môme, essaie de faire taire les mots pour un peu moins d’écho. Simplement pour exorciser cette tentation dans l’accord des corps. Pour trouver des solutions dans les frictions. Habitude bien ancrée de séduire avant de détruire.

Et le gamin il acquiesce dans son cul sec, jetant son verre avant de disparaitre dans la masse de carcasses. Alors elle suit la jolie son interdit. Puis elle se colle tout contre lui, allumeuse à peine cachée, séductrice affamée. Elle balance ses hanches contre l’ange dans cette cadence intenable. Feu cannibale à l’intérieur et chaleur sous les lumières abyssales. Elle oublie un peu la folie, son envie de sang, son désir oppressant quand elle s’amuse dans cette proximité, contre ce gars beaucoup trop grand. Car elle touche enfin à cette jeunesse immaculée, ce bonheur léger loin des travers de l’humanité. Elle est libre la poupée. Mais vite, la réalité revient la frapper. Dans un murmure alcoolisé, dans une confession d’ébriété. « Désolé, je crois que j’ai bu un peu vite. » Et il disparait Jessie loin de la pourrie. Il s’enfuit entre les corps et elle le suit du regard l’hérésie. Hésitant un instant de peur de trop lui offrir d’attention alors qu’il cherche une isolation. Alors elle reste ici un peu l’orpheline entre deux réflexions. Puis elle finit par céder quand elle se glisse dans l’effervescence avant d’accéder aux escaliers. Suivant le chemin du brun, elle toque à plusieurs portes, se faisant recalée à chaque opportunité et elle finit par pénétrer dans cette salle de bain délabrée, retrouvant le gamin dans un état succinct. Un sourire en coin face à cette vision, elle ne peut s’empêcher la belle d’être un peu cruelle. « Tu tiens vraiment pas à l’alcool. » Puis elle s’active la gamine, se ruant vers le placard pour en tirer un gant avant de le passer sous l’eau et de prendre la main du brun. Gestes délicats, mouvements doux pour éviter trop d’agitation, elle le guide jusqu’au rebord de la baignoire pour qu’il s’assoit puis elle fait de même la blême. Glissant le gant sur son front, elle le laisse sur sa tempe, technique bien à elle pour faire passer la migraine. Puis elle lui offre une porte de sortie, n’aimant pas trop le rôle qu’elle prend pour l’errant. « Si tu veux que je te laisse, tu me le dis. » Manque de confiance flagrant, besoin aussi de se sécuriser de peur de chuter. Car elle ne s’attache pas la poupée. Elle préfère sa solitude à la quiétude des sentiments. Petite atrocité sanglante qu’on ne comprendra jamais vraiment.
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Jessie E. Hassan
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Posté le Ven 11 Jan - 12:37
Se tenir si prêt n’avait pas été dérangeant, mais les pensées des autres si et j’avais du prendre la fuite. C’était une plaie de devoir vivre continuellement comme ça, sans la moindre chance d’être heureux, de faire quelque chose de viable dans nos vies sans que notre destin nous rattrape. Mais alors que j’étais isolé dans la salle de bain, je la vis rentrer par le reflet dans le miroir. Ne pas tenir l’alcool, si seulement c’était ça, j’aurais préféré mille fois une gueule de bois à ce qu’il se passait réellement. Elle s’activa alors, attirant mon attention et me faisant la regarder alors qu’elle passait un gant de toilette sous l’eau pour finalement me faire m’asseoir et le passer sur mon visage. Qu’était-elle au juste ? Je ne comprenais rien à ses gestes, à ses mouvements. J’étais un inconnu, une personne ne devait pas l’attirer ainsi dans ses filets alors que faisait-elle là au juste ? Pourquoi m’aider et pourquoi ce besoin de s’échapper ? « Tu veux me laisser ? », demandais-je avec un sourire idiot sur le visage. Elle n’aurait jamais du venir ici pour m’aider, elle perdait son temps si elle croyait que je méritais sa gentillesse. Bien qu’elle ne soit qu’une étrange découverte, elle était très clairement ce genre de créature pour qui je devais me battre, sans qu’elle ne le sache vraiment. L’ignorance des mortels était toujours quelque chose d’excessivement fragile que nous devions préserver. Moins ils en savaient, moins ils risqueraient de perdre la vie. La connaissance c’était le pouvoir, mais aussi la mort dans leurs cas.

« C’est gentil. », lui confiais-je à demi mots, comme si l’aveux pouvait me bruler les lèvres. La gentillesse n’était pas un défaut, mais dans ce genre de fête si. « Tu te sens coupable d’avoir tapé l’incruste du coup tu viens porter secours à la seule personne connaissant ton secret ? », les secrets il y en avait plein et dans le fond, qu’elle soit ici sans invitation n’était qu’une broutille. Elle ne menait pas de double vie, elle ne devait pas mentir à ses amis qui n’en ne serait jamais vraiment car ils ne connaissaient pas combien cette vie était une illusion. C’était sans doute le plus difficile et parfois j’enviais les plus talentueux d’entre nous qui n’avaient pas à s’intégrer, qui pouvaient passer leurs journées à traquer. Préférer la mort à la vie était particulier, mais dans ces moments là, mon amour pour la normalité ne suffisait pas à me faire rester positif. Souriant, je finis par prendre le gant des mains, ce dernier ne pouvant pas réellement me soulager pour commencer à jouer avec, « À moins que ce soit pour m’isoler et abuser de moi. », l’humour était la meilleure des fuites et j’allais en user pour ne pas laisser la moindre chance à cette fille de réaliser combien j’étais différent d’elle. Un masque, une défense, j’en étais réduit à ça, mais c’était pour notre bien à tout les deux. Je ne risquerais de toute façon rien, elle ne pourrait pas m’atteindre même si elle le voulait.

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Kane E. Briggs
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Posté le Lun 14 Jan - 7:30
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Aide furtive entre les quatre murs étroits pour tenter de soulager l’éclat, la petite poupée se laisse bercer par la compassion, malgré cette faim damnation. Réconfortant le gamin avec sa migraine alcoolisée, essayant de lui faire passer la douleur avec un peu de baume au coeur, la carnassière elle se la joue infirmière. Le monstre s’éteignant pour offrir un peu de ses émotions trop humaines. Kane elle dévoile cette fragilité blême. Vulnérabilité bien cachée, enterrée sous cette couverture de dureté. Ouverture pour le traqueur, juste assez pour qu’il la bute sans un remord. Et c’est sans doute la première fois de sa vie qu’elle agit ainsi. A se soucier d’autrui. Sans savoir qui se cache derrière le visage poupin, sans connaitre le danger malsain. Mais elle n’a pas peur la gamine, elle n’est pas effrayée car s’il osait l’attaquer, elle lui arracherait la trachée. Violente réalité, triste vérité. Alors elle abaisse les armes la môme plus sur ses gardes. Se faisant douce malgré les désirs sanglants. Se faisant tendre malgré les besoins oppressants. Elle l’attire à elle la cruelle et elle compresse le gant contre sa tempe en malaxant. Tentative sincère de le soulager alors qu’elle n’a aucune idée de sa nature de meurtrier. Et Jessie il la regarde avec son regard un peu perturbé, ne comprenant pas les actions de la poupée. « Tu veux me laisser ? » Incompréhension qui ne l’empêche pas de la taquiner, lorsqu’il sourit comme un abruti et qu’elle peut pas s’empêcher de lui sourire aussi. « Je ne serais pas montée si j’avais envie de te laisser. Mais je sais que parfois l’égo masculin est plus fort que la générosité d’une femme. » Rictus en coin face à ce fait prouvé. Poupée qui travaille avec le sexe opposé et qui ne mémorise pas le nombre de fois où la fierté a pris le pas. Elle s’étonne un peu de l’ouverture du brun, de ce non rejet face à sa gentillesse délabrée.
Il devrait pourtant la repousser.
Car il ne sait pas à quel point elle pourrait le briser.

Mais Jess il reste de son côté, n’ose pas l’arrêter, il souffle simplement dans un murmure presque muet. « C’est gentil. » Comme si cet attrait de la poupée pouvait lui coûter. Et elle ne dit rien la beauté, elle reste silencieuse dans son attention dangereuse. « Tu te sens coupable d’avoir tapé l’incruste du coup tu viens porter secours à la seule personne connaissant ton secret ? » Mais il reprend le brun, revient sur ces taquineries enfantines afin de dessiner un sourire sur les lèvres carmins. Et ça ne manque pas. Encore une fois. Quand la bouche s’étire mais que Kane reste concentrée sur sa tache avec audace. Jusqu’à ce que les phalanges récupèrent le gant mouillé pour s’amuser avec sous les grandes prunelles écarquillées. « À moins que ce soit pour m’isoler et abuser de moi. » Puis elle rit la jolie. Face à l’ironie de cette question. Face à la tragédie de cette situation. Car c’est ce qu’elle voulait à la base la poupée. Juste l’attirer dans ses filets pour mieux l’attaquer. Mais y’a cette étrange tension, ses émotions contradictions dont elle ne comprend pas les éclats. Ce truc qui l’empêche de le dévorer ce gars. Alors elle joue avec le sarcasme la crasse. Poupée qui provoque un peu sans réfléchir aux enjeux. « Qui sait ? Peut être. » Beauté séductrice, monstre sadique. Kane elle pique avec amabilité, elle cherche à créer une réaction chez l’étranger. Voir s’il est comme tous ses clients déviants. Alors elle pousse le vice. Lui faisant un clin d’oeil discret avant de sourire légèrement. Puis elle joue avec ses doigts, ne sachant pas trop quoi faire dans l’étroitesse de cette salle de bain. Entre la gêne et la détresse.
Car elle est pas habituée la poupée.
A ce jeu insensé.

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Jessie E. Hassan
Date d'inscription : 26/07/2018
Messages : 49
Posté le Lun 14 Jan - 11:39
Je n’étais pas le genre d’homme à penser les femmes inférieurs, c’était peut-être d’ailleurs l’un des seuls avantages à être un Traqueur. On savait reconnaitre les forces de chaque personne et les femmes étaient l’égale de l’homme. Alors non, je n’avais aucun égo mal placé et je me contentais de sourire comme simple réponse. En revanche qu’elle soit aussi gentille, ce n’était pas habituel dans une soirée, sauf si il y avait des justifications plus normal, comme la culpabilité et le besoin d’abuser de moi. Dans les deux cas, ça n’aurait pas grande importances. Toutefois, elle rentre dans mon jeu, sous entendant qu’elle pourrait vouloir abuser de moi. Souriant à mon tour, j’haussais un sourcil visiblement peu convaincu par ce qu’elle avait à me proposer. Un clin d’oeil, une provocation, j’aurais sans doute pu en profiter, mais j’avais l’impression que ses émotions allaient dans un sens inverse et même si le chaos m’empêchait de réellement comprendre, cela demeurait beaucoup trop étrange pour que je me laisse ainsi berner par une fausse proposition. « Je suis sans doute trop alcoolisé pour te laisser abuser de moi. », soufflais-je pour ne pas laisser peser le doute de ses pensées, comme sur moi. Je me voyais mal lui dire et assumer le fait que je sentais clairement qu’elle n’était pas en accord avec ce qu’elle disait. C’était déjà suffisamment bizarre comme ça, pas besoin d’en rajouter.

« Tu peux toujours abusé de mon temps pour que je t’apprenne tout les rouages de la vie étudiante. », proposais-je alors que j’aurais tout simplement pu la laisser partir. C’était même ce que j’aurais du faire, mais allez savoir pourquoi je continuais à vouloir la garder ici. Il y avait un mystère que je ne pouvais pas élucider de suite et qui me maintenait ici. J’étais pas du genre à abusé, à harceler les filles ou les mecs que je rencontrais et d’ailleurs si elle voulait partir, elle pourrait, je n’irais jamais la retenir contre son grès, simplement, si je pouvais profiter d’une présence consentante… Je n’allais très certainement pas m’en priver. Et puis plus je parlais, plus je saurais si c’était ce pouvoir ou simplement l’envie de changer d’air qui prenait le dessus et me faisait rester là. J’avais besoin de savoir réellement, même si c’était qu’une demi réponse, je m’en fichais, mais j’avais besoin de savoir. « Sauf si t’as mieux à faire, mais d’après ma maman je suis le meilleur chose au monde. », faux, ma mère ne me portait aucune attention et n’allait certainement pas perdre son temps à exprimer quelque chose qu’elle ne pensait pas. J’étais suffisamment faible face à mes frères pour hériter de ses colères.

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Kane E. Briggs
Date d'inscription : 04/01/2019
Messages : 20
Posté le Lun 14 Jan - 12:25
lonely hearts club
feeling super suicidal, the wasted years, the wasted youth, the pretty lies, the ugly truth
Flirt déguisé, échange toujours étrange, les sourires s’immolent sur les lèvres, mais l’incompréhension guide les mots. Echos maladroits et taquineries légères, ils se découvrent les gamins avec cette gêne particulière. N’osant pas trop s’avancer ou pousser le vice jusqu’au supplice. Ils se cherchent simplement sans les regards indiscrets et l’alcool à portée. Pour dérober les secrets, apprendre à se connaître sans dévoiler leurs natures suspectes. Jeu d’ombres où les pions se déplacent avec audace, et où le roi et la reine risquent de finir en peine. Alors Kane elle pique le brun avec son sourire en coin. Tentant de le déstabiliser pour mieux comprendre sa présence dans cette soirée. Et Jessie il n’y croit pas aux provocations du fracas. Un sourcil haussé, le sourire entier, il semble douter. Mais la belle cherche bien la cohue. « Je suis sans doute trop alcoolisé pour te laisser abuser de moi. » Et il se retire le martyr. Il tente de s’en sortir et elle est un peu déçue l’ingénue. Pensant qu’il aimait jouer l’errant. Alors elle clame l’innocence dans ses traits poupins, son regard se perdant au loin. Quand elle confie la jolie dans un soupir. « Oui puis je préfère de toute façon que le gars que j’essaie de draguer soit pas souffrant d’une migraine et bien conscient. »  Puis elle s’assoit au sol, offrant une belle vue au perdu. Vision de son décolleté outrancier, quand elle fait clairement exprès.
Car elle aime pas qu’on lui résiste la poupée.

« Tu peux toujours abusé de mon temps pour que je t’apprenne tout les rouages de la vie étudiante. » Cependant il la retient, l’empêche de partir en ouvrant la discussion. Et elle le regarde la gamine de ses grandes prunelles écarquillées, un rictus toujours dessiné sur ses lippes pincées. Qu’est ce que tu veux de moi Jessie ? Et elle reste ainsi à le scruter, cherchant quelques questions à lui poser. Car elle sait la poupée qu’elle n’aura jamais la chance d’étudier. Condition de son atrocité. Plus les frais qu’elle ne peut pas payer. Orpheline aux moyens dérisoires qui essaie encore de sortir de son quotidien noir. Entre le sang et le manque d’argent. « Sauf si t’as mieux à faire, mais d’après ma maman je suis la meilleure chose au monde. » Puis elle rit face à sa connerie. Le piquant gentiment sous ses mots en échos. « Et la plus vaniteuse aussi. »  Et enfin elle s’appuie contre le rebord de la baignoire d’un air pensif alors qu’elle reprend tout en le contemplant. «  Je ne compte pas devenir étudiante, je n’ai ni les moyens ni les diplômes pour donc comment te dire que c’est compliqué. Mais j’ai envie d’en savoir un peu plus sur toi. Alors première question, ça sert à quoi une soirée étudiante hormis se bourrer la gueule pour oublier ? Et pourquoi t’es venu ce soir ? Et deuxième question, pourquoi la psychologie ? Juste une envie de décrypter les pensées des gens ou y’a autre chose derrière ? »  Et elle reste ainsi la jolie, braquant ses ambres sur le môme sans gêne aucune, le dévorant de ses yeux chocolats. Petit éclat qui commence à bien s’adapter à cet échange particulier. Elle prend ses aises doucement mais surement. Et elle se sent plus légère face au gamin précaire.
Malgré ses émotions toujours en ébullition.
(c) DΛNDELION
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Jessie E. Hassan
Date d'inscription : 26/07/2018
Messages : 49
Posté le Jeu 17 Jan - 16:59
Le gars qu’elle drague ? Sérieusement ? Putain pourquoi quand une meuf comme elle me draguait il fallait qu’il y ait un truc étrange ? C’était la meilleure chose à faire, très clairement. Je devais rester maitre de la situation même si la vue que j’avais maintenant sur son décolleté me donnait vraiment très envie de la suivre. Mais je devais essayer de mettre de l’ordre dans ma tête et la faire rester n’était pas vraiment une bonne idée. Souriant donc à sa première réponse, je l’entends se confier, me faisant redevenir calme alors qu’elle m’avouait ne pas avoir les moyens ni les diplômes pour faire ce genre d’étude. Les études n’étaient pas donnés aux USA et je pouvais parfaitement comprendre son choix et sa décision. Relevant les yeux sur elle quand elle avouait vouloir en savoir plus sur moi, je savais déjà que j’allais devoir mentir et ça me dérangeait presque de devoir le faire, mais une nouvelle fois, j’étais condamné au silence, personne ne pouvant comprendre ce que j’aurais à dire de toute façon. Elle demandait donc à quoi servaient les soirées étudiantes si ce n’est boire pour oublier et pourquoi avoir choisi la psychologie. Souriant à sa tentative de réponse, elle était comme les autres sur ce point là, mais je n’avais aucune envie de faire ça. Le pire c’est que sans faire ce métier, je savais plus ou moins ce qui se passait dans la tête des autres. Me tournant alors pour la regarder, je prenais mes aises en glissant mes jambes sous les siennes avant de répondre, « Je suis pas un mentaliste et je suis en première année, j’ai aucune idée de ce qui se passe dans la tête des gens. », mensonge, mais elle ne pourrait pas comprendre.

« C’est mes parents qui ont voulu, j’ai pas vraiment eu le choix et je suis trop lâche pour me débrouiller vraiment tout seul. », c’était l’Institut qui avait choisi pour moi et mes parents n’avaient rien eu à dire. Quand à ma lâcheté… Je serais surtout tué. On ne donnait pas beaucoup de choix à ceux voulant faire différemment et pour le coup, c’était dangereux pour un Traqueur de faire les choses différemment. Si encore j’avais proposé une autre voix, ils auraient peut-être été d’accord, mais là… Il ne faisait aucun doute que jamais ils ne me laisseraient vivre comme un humain. Sauf si bien évidemment j’étais meilleur, quoi que là, j’aurais à chasser jour et nuit.

« Et ça permet de ce changer les idées ce genre de soirée. On est pas obligés de boire, mais on est obligé de penser à autres choses que nos problèmes d’études. », problèmes qui n’avait rien à voir avec la réalité au passage. « Initialement j’étais venu pour te draguer… T’as genre un truc en plus, bon t’es clairement magnifique, mais j’avais envie de faire avec toi des choses vraiment pas catholique. », je souriais, un peu désolé de l’avoir prise pour de la viande, mais en même temps, comment me reprocher de la trouver aussi belle. « Et là je t’avoue que la vision de ton décolleté me donne franchement envie de m’en tenir au plan de base. », mais je devais simuler une alcoolémie avancé et je n’étais pas certain qu’elle me laisse vraiment faire ce que je voulais maintenant. Entre commencer à draguer quelqu’un de sobre et ça, il y avait une différence non ?

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